Les couvoirs s’adaptent à la crise

 - Illustration Les couvoirs s’adaptent à la crise
Face à l’augmentation des vides sanitaires en élevage, les couvoirs incubent moins d’œufs et réforment plus tôt les reproducteurs.

La fermeture des restaurants et de certaines entreprises de la RHD a eu des répercussions sur la consommation de viande de volaille entraînant un allongement variable de la durée des vides sanitaires selon les productions. Tout cela impacte directement l’organisation des plannings de mise en place et, par conséquent, l’activité des couvoirs. Pour le couvoir Perrot, basé à Pommerit-Jaudy (22) et spécialisé en poulet, cela se traduit par une réduction du nombre d’œufs mis en incubation. « Nous réformons aussi les lots de reproducteurs 10 à 15 jours plus tôt que ce qui était planifié », indique Vincent Leclerc, responsable de production du couvoir.

Le marché du dindonneau stagne

À ce jour, le marché français du dindonneau stagne par manque de visibilité. « Autant en fin d’année, on avait du mal à fournir tellement la demande était forte, aujourd’hui ce n’est plus le cas. Les commandes tombent au dernier moment et ce n’est pas évident pour gérer pour les mises en incubation », explique Jérôme Noirault, directeur du couvoir Le Sayec à Caudan (56). Les couvoirs gèrent les commandes au jour ce qui débouche sur de grosses semaines de travail et d’autres ou c’est beaucoup plus calme. « À l’export, ce sont nos marchés que nous livrons par avion qui sont très impactés car il y a très peu de vols en ce moment. Par contre, nous n’avons pas de soucis pour livrer nos œufs à couver par camion », témoigne Estelle Tanguy-Le Helloco, dirigeante du couvoir Le Helloco spécialisé en dinde.

Le prix des masques de protection multiplié par 10

« Dans notre métier nous appliquons les gestes barrières au quotidien. Nous utilisons des masques et des équipements de protection quotidiennement. » Aujourd’hui, l’entreprise Le Helloco fait avec son stock de masques pour protéger les salariés contre la poussière et il n’est plus possible d’en commander auprès de son fournisseur. « Au niveau du SNA nous avons lancé une commande groupée de masques mais les prix ont été multipliés par plus de 10, comparés à mes tarifs habituels. Je n’ai donc pas passé commande, nous serons peut-être dans l’obligation de faire avec des masques en tissu. »


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