Élevage

Du blé entier en alternance avec l’aliment pour les pondeuses

Christophe Marzin a testé une alimentation séquentielle 50 % blé entier/50 % aliment sur un de ses sites en pondeuses. À la clé, des poules plus calmes, des fientes plus sèches et un gain de 5 à 10 points sur l’indice de consommation.

« J’ai toujours voulu fabriquer mon aliment à la ferme. Malheureusement, en volaille, ce n’est pas simple et c’est coûteux. Depuis quelque temps, j’utilise sur mon site de Glomel (22) du blé entier en alternance avec l’aliment pour nourrir mes pondeuses. J’ai un contrat de quatre ans avec un privé situé en Normandie pour la reprise de mes œufs au sol et plein air. Cela me permet d’acheter mon aliment avec qui je veux et ainsi d’utiliser du blé entier », confie Christophe Marzin, éleveur de pondeuses à Maël-Carhaix (22). Les poules reçoivent un repas de blé entier le matin et l’aliment est distribué l’après-midi. Ne pas mélanger les deux évite le tri, le gaspillage et assure de meilleures performances. « Je distribue l’aliment l’après-midi car c’est à ce moment de la journée que les besoins en protéines sont plus importants pour la formation de l’œuf. »

10 g/poule/jour d’aliment en moins

Les poulaillers dans lesquels l’éleveur pratique cette alimentation séquentielle sont équipés au minimum de deux silos, un pour le blé entier et l’autre pour l’aliment. Le démarrage du lot se fait avec 40 % de blé et 60 % d’aliment. Dès que les pondeuses ont atteint un poids de 1,8 kg, l’éleveur passe à 50 % de chaque. « Je constate que, dès le début du lot, mes poules sont plus calmes et les fientes plus sèches. C’est surtout un formidable levier de compétitivité supplémentaire : sur un lot je gagne entre 5 et 10 points d’indice de consommation soit en moyenne 10 grammes par poule et par jour de consommation d’aliment en moins ».

Diversifier la production

Christophe Marzin a récemment rénové un ancien poulailler de dinde de chair pour en faire un bâtiment de 30 000 pondeuses plein air avec 12 ha de parcours. Le poulailler de 20 m de largeur sur 67 m de longueur a été rallongé de 35 m pour pouvoir accueillir la volière Insavi. L’investissement s’élève à 35 €/poule entre l’achat du bâtiment, les travaux, l’équipement d’élevage et les 4 ha supplémentaires pour la création du parcours. L’éleveur possède plusieurs sites où il élève des poules en cage, des poules au sol et des poulettes.

« L’idée est de me diversifier pour pouvoir continuer à vendre mes œufs produits en cage. Je suis convaincu que la cage n’a pas dit son dernier, le consommateur va continuer à acheter des œufs au prix le plus bas possible tout en achetant français », déclare Christophe Marzin. L’éleveur a choisi la volière Inzagi car elle est très aérée. Elle accueille 30 000 pondeuses alors qu’il est possible de monter à 33 000, mais la surface en parcours a été le facteur limitant. « Cette volière me permet d’accéder sur l’arrière des nids. Elle est équipée d’une bande à œufs qui récupère les œufs pondus dans le système », apprécie Christophe Marzin.

Une ventilation dynamique
Christophe Marzin a fait le choix d’une ventilation dynamique pour son bâtiment plein air. « Ce système de ventilation est une valeur sûre, je vais me rapprocher des bonnes conditions d’ambiance que j’ai dans mes bâtiments cages. En statique, c’est très dur de maintenir des températures optimales en hiver et il fait trop chaud pendant l’été. Ici, c’est techniquement plus facile de maîtriser les températures pour offrir les meilleures conditions d’élevage aux poules. » La ventilation se fait par extraction haute et des brasseurs d’air sont installés dans la salle d’élevage.
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