Du concret au cœur des échanges

 - Illustration Du concret au cœur des échanges
Le groupe Agrosol réuni dans les locaux Eureden à Loudéac (22).
La fréquentation des groupes Agrosol Eureden témoigne de l’intérêt que portent les agriculteurs à la problématique de protection de leurs cultures. Ils recherchent très clairement des solutions technico-économiques durables pour réduire l’usage des produits phytosanitaires.

Suite au succès, fin 2019, d’une première journée “Agrosol” consacrée à la formation des agriculteurs à l’utilisation de solutions alternatives aux produits phytosanitaires sur les cultures, un second groupe d’agriculteurs du secteur s’est retrouvé le 6 février dernier à Loudéac pour aborder cette même thématique.

Rappeler les bonnes pratiques

Lors de cette journée sont d’abord mises en avant la protection de l’applicateur et les règles d’une bonne pulvérisation pour les cultures et le respect de l’environnement. Ensuite, interviennent les techniques culturales efficaces de type faux semis, décalage de dates de semis, désherbage mécanique, couverture maximale des sols et allongement des rotations de cultures pour réduire la nécessité de traiter chimiquement. Ces pratiques agronomiques additionnées sont des solutions pérennes pour diminuer le salissement, mieux stimuler les défenses naturelles des plantes et favoriser les auxiliaires de cultures.

Le couvert végétal bien développé en inter-culture est une solution d’étouffement des adventices.

Repenser les itinéraires techniques

Une nouvelle approche d’itinéraires techniques pour chaque culture majeure avec des solutions alternatives ou mixées à la chimie a été détaillée par Erwan Quiviger, chargé de développement Caliance Eureden. La génétique évolue vers des variétés plus tolérantes aux maladies, des produits “bio-contrôles” se couplent, en vue de se substituer progressivement aux molécules chimiques dans les programmes de protections sanitaires. Le désherbage mécanique augmente sensiblement sur le terrain, notamment sur les cultures de maïs et de légumes remplaçant des interventions chimiques. Les rappels des démonstrations de qualité de pulvérisation, de conditions optimales de traitements sans oublier les rinçages de pulvérisateurs pour éviter les pollutions ponctuelles sont plus que jamais priorisés.

Cultiver autrement

Ce changement de pratiques qui s’opère sera progressif mais inéluctable, même si les alternatives actuelles ne sont, pour l’instant, pas aussi efficaces dans leur ensemble comparées aux solutions chimiques. La voie des produits “bio-contrôles” et de la lutte intégrée fait son chemin pour répondre à la demande sociétale. Concernant les usages de produits phytosanitaires, le réflexe des agriculteurs est de limiter le risque et de reprendre la main en tant que décisionnaire par une plus grande connaissance des produits et des alternatives ainsi que l’application à réaliser au bon moment grâce aux outils d’aide à la décision (OAD).
« Les échanges entre les agriculteurs applicateurs, les techniciens et agronomes créent une nouvelle dynamique et remettent le bon sens paysan au centre des débats sur la protection des cultures », a conclu Sébastien Poilvet, responsable territoire Eureden, à l’issue de la journée.

Jean-Luc Le Bénézic / Eureden


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