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Salon de l’Agriculture : Malinois du Gaec de Traou-Hoat en lice à Paris

Pour la première fois, le Gaec de Traou-Hoat (22) présentera un animal au concours blond d’Aquitaine du Sia. La race est présente sur l’exploitation depuis 3 ans seulement.

Le Gaec de Traou-Hoat basé à Trélévern (22) va participer au concours blond d’Aquitaine avec le taureau Malinois âgé de plus de 4 ans (un fils du taureau d’IA Chérif). « Nous avons acheté ce mâle né dans un élevage de Vendée début octobre, à la vente prestige dans le cadre du concours national blond d’Aquitaine qui avait lieu cette année à Cournon. J’avais pu voir des photos de sa descendance prises sur l’élevage », précise Tanguy Rousseau. Pour Malinois par contre, ce ne sera pas une première sortie en concours. « Il a terminé 3e de sa section au national et 2e à Paris l’an dernier. »

L’atelier bovin est arrivé il y a 6 ans sur la ferme légumière tenue par les parents de Tanguy, Joseph et Jocelyne, avec la reprise d’un troupeau charolais voisin. « J’ai toujours aimé l’élevage », précise Joseph Rousseau qui n’avait pas passé le cap auparavant du fait de ses responsabilités (président du Cérafel pendant 17 ans notamment). Lors de son installation en 2016, Tanguy Rousseau a souhaité monter un nouveau projet sur l’exploitation familiale. Par goût pour cette race et ses atouts en termes de valorisation, l’éleveur convertit le troupeau en Blonde d’Aquitaine.

Une Championne en 2017

« Nous avons commencé par la pose d’embryons provenant de l’élevage Logiou de Minihy-Tréguier (22) sur les Charolaises. Nous avons obtenu 2 filles dont l’une, Malika, a été Championne régionale à Saint-Brieuc en 2017 et Championne adulte au dernier Terralies. » Des embryons ont été réalisés avec cette vache. Des génisses ont par ailleurs été achetées en Bretagne et dans le berceau de la race dans le Sud-Ouest. Les dernières Charolaises sont croisées en Blonde. « Nous avons deux à trois taureaux blonds sur l’exploitation, notamment un pour les génisses et un pour les vaches. » Le troupeau compte 45 mères aujourd’hui avec un objectif de 55 – 60 vaches. Les broutards mâles sont vendus.

Un bâtiment fonctionnel de 2 500 m2 est sorti de terre en 2018. « Grâce à un couloir arrière, une cage de pesée, une bonne organisation des cases, il permet de travailler à une personne sur les bovins. Un corral de contention va bientôt être posé à l’extérieur. » Son attrait pour l’élevage, Tanguy Rousseau l’a depuis son enfance. « Plus jeune, je présentais des veaux au comice. J’ai régulièrement participé à des concours Prim’Holstein avec des copains. » Aujourd’hui, c’est sa propre génétique qu’il va pouvoir présenter sur les rings.

L’atout de l’élevage pour les légumes
Tanguy Rousseau est associé avec sa mère Jocelyne dans le Gaec de Traou-Hoat. Cédric, son frère actuellement salarié, a un projet d’installation sur l’exploitation. La SAU de 85 ha comprend 35 ha de prairies, 10 ha de maïs, 5 ha de céréales, 20 ha de chou-fleur et 15 ha de brocoli. 2 ha de serres permettent la production de tomates, fraises et pommes de terre. Au total, 15 salariés travaillent sur l’exploitation dont 6 salariés permanents. « Sur le plan agronomique, les bovins sont intéressants de par le fumier qu’ils apportent et les rotations qu’ils permettent. Les prairies sont un excellent précédent pour les légumes », apprécie Tanguy Rousseau. L’élevage sera un atout encore plus évident à l’avenir alors que l’exploitation est en conversion bio (sauf les serres). « Nous allons grouper les vêlages de janvier à mars pour l’élevage des broutards avec les mères à l’herbe », expliquent les agriculteurs qui vont aussi progressivement se lancer dans la vente directe de viande.
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