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Il produit du lait bio depuis un an

Denis Frapsauce, de Ruffiac, a livré 302 000 litres de lait bio sur la dernière année. Les résultats économiques s’améliorent.

« J’en avais marre de la course à la production ». Denis Frapsauce a misé, il y a trois ans, sur la valeur ajoutée. Ses 48 vaches Prim’Holstein produisent 6 600 kg à 41 et 32, valorisés en bio chez Soodial depuis mars dernier. « J’ai produit plus de 400 000 litres avec des vaches à 8 000 L. Il y a 4 ans, j’avais encore une quinzaine d’hectares de maïs ». C’était avant le passage en bio. Car aujourd’hui, il implante 2 à 3 hectares de maïs et autant de mélanges céréaliers sur ses 48 hectares, dont une trentaine accessible. « J’ai eu un peu d’inquiétude au démarrage de la conversion mais cela s’est fait sans gros problème ». Quelques achats de fourrages pour sécuriser la transition et une baisse d’effectif toujours en cours. « À près de 1,4 UGB/ha, le chargement est un peu élevé. L’objectif est de ne pas dépasser 1,2 ».

Monotraite en fin de lactation

Les vaches sortent tous les jours de l’année et pâturent de fin février à fin décembre (27 paddocks d’un hectare). Elles disposent d’un peu de foin en permanence. Trois mois de l’année, elles ne consomment que de l’herbe pâturée (avril, mai, juin). En été, elles ont un complément d’herbe enrubannée. En hiver, un mélange d’ensilages d’herbe et de maïs (jusqu’à 50-50) est apporté avec un correcteur azoté et le mélange céréalier (0,5 à 1 et permanent l’hiver). Huit femelles sont élevées chaque année. Ces génisses pâturent avec les taries. Elles ont un complément de foin et de concentré fermier, jusqu’à 500 g/jour. Elles vêlent à 27 mois, en moyenne. Les vêlages ne sont pas groupés. En fin de lactation, les vaches ne sont traites qu’une fois par jour.

Un EBE en hausse

Le coût alimentaire est de 40,38 €/1000 L, dont 26 € de concentrés, sur le dernier exercice comptable. Les frais de santé ont chuté après la conversion en bio : 7,37 €/1 000 litres. L’EBE est de 67 607 € (avec seulement quelques mois payés bio). Un EBE en hausse malgré la baisse de production. « C’est la baisse de charges qui explique ce résultat », indique l’éleveur qui espère une progression économique sur cette année. Le bâtiment, en logettes paillées, est âgé mais reste fonctionnel. L’équipement est à l’avenant ; la salle de traite est en 2 x 5 avec décrochage automatique. De fait, les annuités ne sont pas très élevées (14 % d’annuités/EBE). Le défi de la conversion est donc relevé. Autre satisfaction : l’assurance de pouvoir transmettre sa ferme plus facilement dans quelques années.

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