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Produire du soja bio pour maintenir la production laitière hivernale

Antoine Herber utilise du soja bio produit sur son exploitation dans la ration hivernale de ses laitières, après un essai concluant sur un hectare il double la surface l’an prochain. 

Antoine Herber, producteur de lait bio à Châteaubourg a semé cette année 1 ha de soja afin de le valoriser dans la ration hivernale de ses laitières. « J’ai réalisé plusieurs faux semis puis j’ai labouré avant de semer la variété précoce Abelina avec un semoir à bottes dont je bouche des descentes pour semer avec 36 cm d’espacement entre les rangs afin de pouvoir biner la culture », explique l’éleveur. La parcelle de soja a été récoltée le 20 septembre. La culture était à peu près à maturité avec un taux d’humidité de 18 % et un rendement de 25 quintaux/hectare. Après récolte, les graines sont étalées dans un silo couvert pour perdre les derniers points d’humidité avant le stockage.

Le soja toasté puis aplati

Les graines de soja sont ensuite toastées dans le toasteur mobile de chez Protea Thermic qui se déplace sur les exploitations agricoles. « Les graines ressortent à une température de 120 °C, cette opération qui coûte 90 €/tonne permet d’éclater l’écorce des graines afin d’avoir des
protéines plus digestibles pour les laitières », commente Anaëlle Macquet, animatrice du Ceta 35. Toujours dans un souci d’amélioration de la digestibilité et de l’assimilation des protéines, Antoine Herber a passé ses graines de soja dans un aplatisseur de chez Agram, équipé de 3 rouleaux en fonte assurant un débit compris entre 700 kg pour de la grosse graine et 1,5 tonne à l’heure pour du blé.

Les graines de soja toastées sont passées dans l’aplatisseur avant d’être stockées en big-bag.

5 à 6 tonnes de soja pour passer l’hiver

« Les vaches sont au pâturage 10 mois de l’année. Elles sont rentrées en bâtiment entre le 15 décembre et le 15 février, ces dates varient de quelques jours selon les années. J’étais sur une ration hivernale composée d’ensilage d’herbe, de maïs, d’enrubannage, de foin, de colza fourrager et d’un mélange triticale-pois-orge. À partir de cette année, le colza fourrager est remplacé par 1 à 2 kg de soja toasté et aplati par vache et par jour », résume Antoine Herber. L’éleveur estime ses besoins hivernaux en correcteur azoté entre 5 et 6 tonnes de soja. Il va passer de 1 à 2 ha de soja dès l’an prochain pour couvrir ses besoins. « En introduisant du soja dans ma ration je ne cherche pas à pousser mes vaches, je veux juste bien valoriser mes fourrages et équilibrer ma ration pour maintenir la production laitière durant l’hiver. »

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