Porc : En profiter pour se moderniser

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« Il nous faut garder notre statut de pays indemne », explique Philippe Bizien, au sujet de la peste porcine africaine.
Les cours élevés du porc sont une source de trésorerie qui peut servir à moderniser les bâtiments d’élevage et garder une excellence sanitaire.

Alors que la peste porcine africaine se propage « comme une traînée de poudre, avec au moins 25 % de la production mondiale touchée, il nous faut garder notre statut de pays indemne », à souligné Philippe Bizien, président du Comité régional porcin (CRP), lors du dernier Space. Le responsable insiste sur une mobilisation de l’Etat pour la nécessaire régionalisation des exportations, si un cas sur la faune sauvage venait à se présenter en France.
Cette non-présence de la maladie dans les élevages français passe, pour Philippe Bizien, par une loi sur les intrusions dans les bâtiments. « Nous demandons que l’Etat légifère, certaines intrusions sont le fait de personnes qui vont parfois à l’étranger ».
Les cours actuellement haut du porc sont « une occasion exceptionnelle de se moderniser », note Michel Bloc’h, président de l’UGPVB. La rénovation du parc bâtiment d’élevage est un moyen de « garder une excellence sanitaire ».

Garder la salaisonnerie française

Le cours actuel du porc fait naître des inquiétudes chez les salaisonniers, confrontés à
des négociations commerciales qui se termineront en février prochain. « Il y a eu des négociations sur des cours à 1,30 €/kg. Même si des clauses de révisions existent, il est difficile d’y revenir ». Michel Bloc’h demande plutôt une indexation sur les cours, afin de répercuter ces variations de prix à la grande distribution. « Notre responsabilité est de garder la salaisonnerie française », conclut-il.


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