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Aviculture : Un automate gère les transitions alimentaires

Florent Duffros vient d’investir dans une trémie peseuse et un automate de chez Fancom pour assurer des transitions progressives entre deux aliments. L’aviculteur constate entre autres une amélioration du poids de ses poulets et une baisse de l’indice de consommation.

Florent Duffros, aviculteur à Caulnes (22) s’est installé en février 2016 en construisant un poulailler de 2 000 m2 dédié à l’élevage de poulets lourds sexés. Presque 3 ans plus tard, il rentre son premier lot de poulets dans son nouveau poulailler de 2 200 m2 dont la construction vient tout juste de s’achever. Il se projette déjà dans le futur en montrant l’endroit où il souhaite construire son prochain poulailler dans quelques années. Cet éleveur passionné n’hésite pas à miser sur des systèmes innovants.

Une transition progressive

« Tous mes silos d’aliment sont sur un seul bâtiment, l’aliment transite vers le deuxième poulailler par une vis enterrée. J’ai installé une trémie peseuse associée à un automate afin de pouvoir réaliser des transitions alimentaires », déclare Florent Duffros.

Jean-Pierre Guillou, responsable commercial Fancom décrit le principe de fonctionnement : « L’automate gère les silos d’aliment. Si on le programme à 95 % d’aliment du silo 1 et 5 % d’aliment du silo 2 pour le premier jour et que l’on souhaite une transition alimentaire vers 100 % d’aliment du silo 2 en 12 jours, c’est l’automate qui va gérer seul la progressivité de la transition sur la période programmée. » En volaille de chair, l’automate va gérer la transition entre 2 aliments mais il pourrait le faire entre 3 ou encore permettre à l’éleveur d’incorporer du blé entier à son aliment. Sur la durée d’un lot, les poulets vont avoir 5 aliments différents. La possibilité de gérer les transitions entre chaque aliment va obligatoirement être bénéfique pour les volailles.

Voir aussi :  L’automoteur lave rapidement et sans effort
L’aliment passe par une vis enterrée pour rejoindre le poulailler de 2 200 m2.
L’aliment passe par une vis enterrée pour rejoindre le poulailler de 2 200 m2.

+ 5 à 10 points d’indice

Selon l’aviculteur, cet investissement de 12 000 € pour 2 poulaillers (4 400 m2) comprenant la trémie peseuse et l’automate de gestion de la transition alimentaire pourrait être amorti en un an. « Je n’ai plus besoin d’acide organique pour anticiper les transitions alimentaires. Je n’ai plus de gaspillage lors du passage de la miette au granulé. Je constate une meilleure digestibilité des aliments avec des fientes plus solides et par conséquent une litière plus facile à gérer. Cette transition progressive permet de ne plus avoir de perte de croissance lors du changement de gamme d’aliment. J’ai gagné sur le poids des poulets tout en baissant mon indice de consommation de 5 à 10 points », décrit Florent Duffros.

Florent Duffros, aviculteur à Caulnes (22)
La trappe contribue à la bonne ventilation
Florent Duffros a fait un copier/coller de son poulailler de 2 000 m2 pour construire son 2 200 m2. « La largeur est la même avec 19,7 m, j’ai simplement fait un poulailler de 112 m de long pour atteindre une surface d’élevage de 2 200 m2. Je ne voulais pas modifier la largeur car ma ventilation fonctionne très bien dans le 2 000 m2 », explique -t-il. L’ancien technicien de maintenance maîtrise très bien les flux d’air, une expérience qu’il a acquise lors de différents stages à l’étranger. « Je suis convaincu que les trappes Fantura de chez Fancom contribuent fortement à la bonne ventilation du poulailler. Leur forme spécifique permet d’assurer parfaitement le minimum de ventilation ouvrant chaque trappe et non pas une sur trois comme chez certains équipementiers. Cela permet d’avoir une veine d’air nette et précise. »
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