En bref

Greenpeace cible les exploitations dont les élevages sont soumis à autorisation ICPE

L’ONG Greenpeace a lancé le 26 novembre une pétition contre «l’argent public» à destination des «fermes-usines», dont elle dénonce les effets sur les milieux naturels. Dans le détail, le texte plaide pour la fin de tout soutien public, en particulier de la Pac, à destination des exploitations agricoles comprenant des élevages ayant été soumis à autorisation au titre des installations classée pour la protection de l’environnement (ICPE), soit 4413 fermes en France, selon l’ONG. Greenpeace avance un chiffre de 48M€ correspondant aux aides touchées par environ 1400 de ces fermes, qu’elle a pu retracer au travers de la base de données des bénéficiaires de la Pac, explique-t-on chez Greenpeace.

Sous les feux croisés de la FNSEA et de la Conf’

Cette publication relève de la «délation publique», estime la FNSEA dans un communiqué paru le 26 novembre, jour du lancement de la campagne de l’ONG. «Dénoncer et jeter à la vindicte populaire des noms d’agriculteurs, des noms de ferme, des adresses, des lieux de vie, est violent. Extrêmement violent», regrette le syndicat, qui appelle le gouvernement à «condamner avec fermeté cette forme de délation et à apporter une réponse juridique face à ces méthodes».

«L’industrialisation des fermes ne peut se résumer au seul critère environnemental ICPE retenu par Greenpeace,» estime la Conf’. Pour le syndicat, «une ferme importante en nombre d’animaux est classée ICPE mais n’est pas pour autant une ferme-usine.» La Conf’ utilise également le concept de «fermes-usines», depuis le début de la lutte contre le projet de «ferme des 1000 vaches» au début des années 2010, et dans le cadre de son combat contre «l’industrialisation de l’agriculture».

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