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Prairie : Semer l’implantation pour une installation rapide

Le semis des prairies se raisonne selon les espèces, mais globalement la période la plus favorable se situe fin août/début septembre. Il faut se tenir prêt à semer dès les premières pluies. Semer tôt présente en effet de nombreux avantages : une meilleure résistance au froid des prairies bien installées, un rendement rapide et correct pour les espèces à croissance rapide (RGI), une meilleure proportion de légumineuses pour les prairies d’association ou les prairies multi-espèces.

« Il faut retenir que les graminées doivent avoir atteint le stade 4 à 5 feuilles et les légumineuses 2 à 3 feuilles trifoliées avant l’apparition des premières gelées », rappelle Sabine Battegay, d’Arvalis-Institut du végétal. Semez au plus tard avant le 30 septembre pour le ray-grass d’Italie (RGI), dactyle, trèfle violet et luzerne, et avant le 10 octobre pour le ray-grass anglais, brome, trèfle blanc et fétuque élevée. Au-delà de ces dates, le rendement du premier cycle pour le RGI peut fortement baisser et, pour les autres espèces, le risque de destruction du jeune semis par le gel existe plus de 2 années sur 10, insiste l’organisme technique. En semis de fin d’été, il faut chercher à obtenir un sol bien rappuyé pour éviter les sols creux.

La plupart des graines fourragères sont de petites tailles (2 à 4 mm de long et moins de 1 mm d’épaisseur pour les graminées ; de 1 à 2 mm de diamètre pour les légumineuses). Pour que l’humidité du sol puisse pénétrer dans les graines et que celles-ci puissent germer, il est indispensable que les particules de terre soient bien en contact avec chacune des graines. Ce contact n’est possible que si le sol est suffisamment fin en surface et tassé en profondeur. La profondeur de semis se situe entre 1 et 2 cm.

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