Faciliter la reproduction du Cheval breton

Denvers d’Iroise, étalon acheté par l’association en 2016, est basé au haras de Lamballe (Crédit : Gérard Plongère). - Illustration Faciliter la reproduction du Cheval breton
Denvers d’Iroise, étalon acheté par l’association en 2016, est basé au haras de Lamballe (Crédit : Gérard Plongère).
Dans l’objectif de maintenir un effectif suffisant à la préservation de la race, le Gip Cheval breton met au service des éleveurs une génétique de qualité à un prix abordable.

Depuis 2008, les naissances en Cheval breton baissent chaque année de 7 % en moyenne. Aujourd’hui, on en compte environ 1 500 sur la Bretagne et moins de 3 000 au total. « Pourtant, cette race fait partie de notre patrimoine et revêt un rôle économique et social d’importance dans une diversité d’activités sur le territoire », a souligné Alain Le Quellec, le 13 juillet, à l’issue de la constitution du Gip (Groupement d’intérêt public) Cheval breton dont il a été élu président.

Des activités diversifiées

Rustique et courageux, le Cheval breton est plus compact que d’autres chevaux de trait et pèse 800 kg en moyenne. Également conseiller régional de Bretagne délégué à la filière équine, Alain Le Quellec explique que « cette race est utilisée dans les villes pour la garde montée, des activités de calèche, dans les vignes ou le maraîchage pour le binage, les récoltes, pour l’entretien des parcs… »

« Aujourd’hui, nous manquons de professionnels capables de préparer les animaux. Il faut de 4 à 6 ans pour avoir des chevaux confirmés », explique André Plessis, président du Syndicat des éleveurs du Cheval breton qui compte 900 adhérents. Cette structure fait partie des membres du Gip aux côtés des Régions Bretagne et Pays de la Loire, de l’Institut français du cheval et de l’équitation (IFCE) et du Conseil des équidés de Bretagne. La démarche avait été initiée fin 2014 avec l’installation de l’association de préfiguration du Gip qui a
repris les activités liées à la reproduction exercées jusqu’alors par l’IFCE (étalonnage et testage, diffusion de semence, constats de gestation).

« Les deux dernières saisons de reproduction sont plutôt positives avec plus de 340 juments accouplées par insémination artificielle. Une centaine d’étalons ont été loués dans les différentes zones d’élevage de la race. La vente de semence congelée vers le Brésil et le Chili a également été concrétisée », précise Julie Gobert, directrice du Gip. Par ailleurs, la conjoncture est aujourd’hui favorable à l’exportation de viande de cheval au Japon. Un débouché qui favorise l’équilibre économique de la filière.


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