Élevage

Emploi : la reconversion du chignon au cochon

Des salariés de différents horizons viennent travailler dans les élevages. Peu importe leur origine professionnelle, à condition que la motivation soit au rendez-vous. Rencontre avec une employée qui a complètement changé d’orientation.

Voici maintenant 5 ans que Rachel Plusquellec, auparavant coiffeuse, a décidé de laisser tomber ses ciseaux pour se reconvertir dans la production porcine. Issue d’un milieu rural, elle illustre ces salariés qui connaissent peu le monde de l’élevage, mais qui en s’y intéressant d’un peu plus près se découvrent une vocation. « J’aime les animaux, et l’expérience d’une amie ayant travaillé en porcherie m’a convaincue ».

Elle choisit alors de se tourner vers une formation délivrée à L’Iréo de Lesneven (29) et obtient un BPA agent élevage porcin. « C’est une remise en question que de se remettre à suivre une formation, mais l’intérêt est fort, on sait pourquoi on le fait ». Diplôme en poche, elle trouve sans peine un emploi dans un élevage proche de chez elle, à l’endroit même où elle a effectué son stage. Une première idée reçue vole en éclats quand la jeune femme se forme aux métiers de l’élevage. « C’est un milieu très technique, mais il n’est pas nécessaire d’avoir des parents agriculteurs pour être performant en salle de maternité ».

Une conduite en bande adaptée au salariat

La Finistérienne s’occupe aujourd’hui des mises bas ainsi que du sevrage des porcelets, ou de la préparation de salle au sein de la SARL Jo Moal, à Lanmeur (29). « Le métier est changeant, la conduite de l’élevage en 7 bandes plutôt qu’en 21 me permet d’apprendre aussi les inséminations ». Une implication et une intégration parfaitement réussie dans l’équipe, et une sensibilité qui la pousse parfois à « rester un peu plus longtemps avec les porcelets pour les soins ». Sur les résultats techniques, Rachel Plusquellec apprécie de mesurer les fruits de son travail en sevrage et est satisfaite du « nombre de porcelets, de leur poids, ou encore de l’état des truies ».

Enfin, les horaires de travail conviennent, afin de garder une vie de famille. « Je suis d’astreinte 1 week-end sur 6, grâce à l’organisation de l’élevage et de l’équipe ». Le changement de direction sur un parcours professionnel a du bon, les éleveurs ont besoin de toutes les compétences vives pour continuer à faire progresser leurs outils de travail.

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