Élevage

De bonnes pratiques pour peu de mammites

Les vaches de l’EARL du Canardier ont peu de mammites et le nombre moyen de cellules se situe autour de 110 000/ml sur trois ans. Un ensemble de mesures favorise ce bon niveau sanitaire.

Datant de 1976, la stabulation a été agrandie, pour s’adapter au plus grand nombre de vaches laitières, et équipée d’une porte automatique. Des box de vêlage peuvent être mis en place. Doté de grandes ouvertures, le bâtiment laisse entrer le soleil comme l’air. Ici, pas de condensation ou de moisissures sur le plafond… Une eau chlorée arrive dans le large abreuvoir.

Lors du paillage quotidien, Alain Bellier bloque la soixantaine de Montbéliardes dans l’aire d’exercice grâce à un fil, pour qu’elles n’abîment pas la litière. « Je cure tous les mois au télescopique », précise le producteur. Autre pratique : il épand manuellement deux fois par semaine sur la litière un produit régulateur de matière organique à pouvoir asséchant (commercialisé par TMCE). « Le fumier chauffe moins vite. Et il est ensuite mieux assimilé par le maïs. » Au moment de la traite, l’éleveur déroule également le fil entre l’aire de couchage et l’aire d’exercice, les vaches restant debout une heure le temps de laisser les sphincters des trayons se refermer.

Protocole de traite bien calé

Dans la salle de traite aussi (2 X 4, décrochage automatique), un ensemble de pratiques contribue à la maîtrise sanitaire. Premier point, l’éleveur met des gants en latex fins qui se nettoient facilement si besoin.

Deuxième étape, « je lave les pieds des vaches. Puis je nettoie les trayons avec une lavette propre et désinfectée, changée pour chaque animal. Et je tire les premiers jets. » Après la traite, l’éleveur dépose sur les trayons une solution désinfectante épaisse (Golden Mix / Hypred). Après chaque vache, une pulvérisation des griffes avec une solution désinfectante (Perfo grif) est réalisée. En incluant les temps de lavage, la traite dure 2 heures.

Le repérage des vaches facilité

Un tableau affiche les vaches en situation particulière (mammite, colostrum…). Elles portent aussi des bracelets de couleurs différentes. Réintégrant le troupeau près d’un mois avant vêlage, les vaches taries portent également des bracelets de couleur. « Tout comme les génisses, elles sont nourries avec la même ration complète que les laitières et passent en salle de traite. » Pour repérer plus facilement les vaches, les trois derniers chiffres de leur boucle sont « tatoués » sur l’arrière. Les poils des queues sont coupés. Au tarissement, les vaches reçoivent un traitement antibiotique, mais pas d’obturateur.

Échanges paille/fumier en local
Comprenant un atelier lait (465 000 L) et un atelier volailles (700 m2), l’EARL du Canardier est basée à Vitré (35) sur une SAU de 46 ha, avec 16 ha de prairies, 26 ha de maïs et 4 ha de luzerne. Avant maïs, une dérobée RGI / trèfle donne de l’ensilage d’herbe. Alain Bellier a mis en place des échanges paille/fumier avec un autre producteur en local, et délègue les travaux des champs. La moyenne d’étable se situe à 8 000 kg, avec une ration complète distribuée deux fois par jour. Au menu : du maïs, de l’ensilage d’herbe, du correcteur azoté (3 kg/vache/jour) et des minéraux. Même quand elles pâturent, les vaches reçoivent toujours un peu de maïs.
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