Élevage

L’ostéopathie peut aussi soigner les bovins

Basée sur l’intervention manuelle, l’ostéopathie se pratique de plus en plus sur les animaux, les chevaux notamment. Cette médecine douce peut permettre de réduire les médicaments.

« Comme sur les humains, l’ostéopathie sur les animaux est une thérapie manuelle basée sur l’unité du corps. Les différents systèmes (cardio-vasculaire, musculaire, digestif, squelettique…) interagissent. Un blocage articulaire peut entraîner une moindre vascularisation, puis de la fonte musculaire ou des troubles digestifs… », commence Léa Le Pocréau, en 5e et dernière année de formation en ostéopathie pour animaux. Lors de l’assemblée générale de l’Association des Éleveurs Blonde d’Aquitaine de Bretagne, la jeune femme a expliqué son approche en théorie, puis a proposé une démonstration sur Hordago, imposant taureau de l’élevage de Dominique Rolland qui s’est laissé manipuler sans broncher et a fini la séance visiblement très détendu.

Travail en douceur

Lors d’une intervention en élevage, « l’ostéopathe commence par une observation statique de l’animal, puis dynamique si possible, en regardant les éventuelles boiteries, la position de la tête, de la queue… Ensuite, nous avons une approche palpatoire en cherchant à ressentir la densité des tissus, les différences de température… Les articulations, les muscles, les organes sont investigués pour déterminer les causes principales du problème de santé. Les animaux sont ensuite traités par manipulations articulaires, et par mobilisation ou détente musculaire. Le travail ne se fait pas en force, cela ne marche pas. Notre objectif est d’éviter les compensations (fonctionnements anormaux du corps) mis en place. »

L’ostéopathe peut intervenir sur des boiteries (dues à des glissades, des chevauchements), sur des soucis de retour en chaleur… « Nous pouvons aussi repositionner le bassin après vêlage, retonifier les muscles de la zone pelvienne… On peut aussi intervenir en crânien, pour un veau qui ne tète pas par exemple. » Question tarif en bovins, Léa Le Pocréau indique que les ostéopathes font payer environ 50 € en moyenne une intervention (plusieurs sont parfois nécessaires). La durée peut aller jusqu’à une heure à chaque fois.

« L’ostéopathie nous a déjà permis de conserver des vaches laitières », témoigne un des éleveurs présents à l’assemblée. « Souvent, les problèmes aux pattes sont liés à de mauvaises postures. En faisant venir le pareur, on ne guérit pas forcément la source du problème. »

Une nouvelle organisation
Dominique Rolland a exposé la nouvelle organisation en Blonde d’Aquitaine. « Depuis début janvier, à la place de l’ancien OS (Organisme de sélection), nous avons une association d’éleveurs (type herd-book) qui compte 1 035 adhérents et un OS qui regroupe la sélection et la diffusion. Face au nouveau règlement zootechnique européen, « cette évolution nous permet de préserver l’unicité dans la race et de conserver le pouvoir de décision aux éleveurs. » Le nombre de sections territoriales passe de 11 à 5.
Les Bretons en force à Paris
« Le concours national de Mayenne en 2016 a été un grand cru pour la Bretagne, avec 9 prix spéciaux obtenus sur les 21 décernés », a souligné Dominique Rolland, président de l’association Blonde d’Aquitaine de Bretagne. Six des sept animaux bretons présélectionnés pour le concours de Paris ont été amenés au lycée « Le Gros Chêne » de Pontivy à l’occasion de l’assemblée, où la Commission de sélection est passée. Ivan de l’EARL Robin-Picard, Italia appartenant à Marie-Thérèse Le Bel, Hordago à Dominique Rolland, Huberto, copropriété Yvan Cleach / Michel Riou, Fabuleux d’Agri Blondes et Gasa, détenue en copropriété par l’EARL de la Coquille et Patrick Sazy, feront partie des 35 animaux qui seront en lice au salon de l’agriculture. Heureuse, au Gaec de la Sapinière, est suppléante.
Mots-clés

Peut vous intéresser

Lire aussi...
Fermer
Bouton retour en haut de la page
Fermer