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Vers la fusion des trois coopératives d’Évolution

Les trois coopératives Urcéo, Amélis et Génoé qui avaient formé l’union Évolution en 2012 devraient fusionner le 21 juin lors d’une assemblée générale extraordinaire.
De gauche à droite : Jacques Coquelin (président d’Amélis), Vincent Rétif (président de Génoé), Jean-Pierre Mourocq (président de l’Urceo et d’Évolution), et Yann Lecointre (directeur d’Évolution).
De gauche à droite : Jacques Coquelin (président d’Amélis), Vincent Rétif (président de Génoé), Jean-Pierre Mourocq (président de l’Urceo et d’Évolution), et Yann Lecointre (directeur d’Évolution).

« Le monde agricole d’aujourd’hui n’a plus rien à voir avec celui d’hier. Ce n’est plus la loi qui régit le service aux éleveurs. Malgré tous les discours politiques, le prix du lait reste à 260 € et les producteurs n’ont pas d’autre choix qu’une meilleure compétitivité », a souligné Jean-Pierre Mourocq, lors d’un point presse à Rennes lundi 13 juin. « Cette fusion, qui était écrite dans notre objectif lors de la création de l’union de coopératives Évolution, va dans cette voie. Les services, les tarifications, l’animation… Tout sera désormais harmonisé », continue le président d’Évolution qui va céder sa place à la prochaine assemblée générale du fait de son départ à la retraite.

Optimiser le fonctionnement

« Aujourd’hui, nous avons l’obligation d’optimiser l’ensemble de notre fonctionnement. L’organisation managériale va être finalisée, le système d’information est en cours de changement, nous projetons la mise en place d’un système qualité Iso 9001 sur deux ans, et des restructurations de sites vont être opérées à l’horizon 2018 », précise Vincent Rétif, président de Génoé. Mais cette fusion n’est pas une finalité aux yeux des responsables qui souhaitent aller plus loin dans les discussions avec les autres structures de services en élevage.

« Nous devons aujourd’hui raisonner en valeur ajoutée pour l’éleveur, en lui proposant pour un coût maîtrisé, de nouveaux caractères, des services supplémentaires… C’est le résultat sur leur exploitation qui compte », poursuit Yann Lecointre, directeur général d’Évolution. « Les Néerlandais, les Irlandais se sont adaptés plus vite que nous au passage d’une agriculture réglementée à une économie de marché. Les frais d’élevage sont moins chers dans certains pays », précise Jean-Pierre Mourocq.

27 comités de territoire

Une nouvelle gouvernance politique va être mise en place sur les 16 départements que couvre Évolution, avec 27 territoires comptant 1 000 à 1 200 adhérents chacun. Sur chaque territoire, 20 conseillers se rencontreront deux à trois fois par an, pour exprimer les besoins et les attentes des adhérents, et expérimenter des projets sur leur zone. Un administrateur par territoire sera nommé pour participer à la direction de la coopérative et l’élaboration de la stratégie.

La semence sexée progresse

Évolution compte 31 900 adhérents et 1 155 salariés. Son chiffre d’affaires consolidé est de 150 millions d’euros sur 2015. La coopérative a produit 5,96 millions de paillettes conventionnelles et 449 000 paillettes sexées sur l’exercice. 8 120 embryons ont été produits en ferme et 5 600 en station. Côté mise en place, les coopératives ont réalisé 1,5 million d’IAP (Inséminations animales premières) et 2,8 millions d’IAT (Inséminations animales totales) en races bovines (194 800 IAP et 245 800 IAT en sexé).

Avec 43 300 génotypages réalisés en 2015, les éleveurs ont bien répondu à cette nouvelle technologie, dépassant les 10 000 génotypages des schémas de sélection. À l’international, 1,6 million de doses ont été commercialisées, dont 75 219 en sexé. Côté R & D, le groupe porte notamment le programme Genosanté, en partenariat avec différents acteurs de la filière laitière (laiteries, institut, Inra, contrôle de performances…), qui vise la mise en place de nouveaux critères de santé des vaches.

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