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Contrôler tôt les folles avoines pour préserver le rendement

Les parcelles n’ayant pas été désherbées à l’automne se salissent vite, avec des adventices qui profitent de la douceur connue en fin d’année.

« 1 plant de folle avoine par m2 engendre une perte de 1 quintal à la récolte », chiffre Tony Daniel, responsable de développement régional dans la société suisse Syngenta. La nuisibilité des adventices est différente suivant les espèces : les gaillets, très nuisibles, n’auront pas les mêmes effets sur la culture que les pâturins communs ou les pensées. Dans tous les cas, contrôler la concurrence des mauvaises herbes préserve les potentiels de rendement.

Tout le monde est là

Les conditions poussantes de l’hiver ont fait émerger la plupart des adventices en ce début d’année. « Les folles avoines, qui ont des levées échelonnées, sont déjà présentes. Il est très important de les détruire maintenant. Trop souvent, l’habitude d’associer un anti-folle avoine au programme fongicide conduit à des résultats dramatiques. On intervient trop tard, quand elle dépasse de la culture ». D’autres adventices, moins nuisibles que la folle avoine, ont toutefois des stades de développements avancés qui peuvent conduire à des impasses techniques. « C’est le cas des véroniques qui atteignent 8 à 10 feuilles. Les solutions chimiques restent efficaces jus-qu’au stade 4 à 6 feuilles ». À ces stades avancés de mauvaises herbes, il faut ajouter des retraits de solutions phytopharmaceutiques.

Jongler avec les molécules

Avec le retrait de l’ioxynil (Chamois, Foxpro D +…), des solutions alternatives de désherbage doivent être trouvées. « Il faut composer avec ces pertes de molécules. Dans tous les cas, un désherbage précoce reste une solution efficace, comme le démontrent nos essais sur ray-grass : un programme de lutte contre cette adventice positionné en sortie d’hiver génère un rendement de 54 quintaux. Il est de 67 quintaux pour un désherbage automnal, et de 71 quintaux pour une double application automne puis sortie d’hiver ». Des stratégies nouvelles à adopter, en attendant l’arrivée d’autres spécialités. Fanch Paranthoën

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