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Porc : Un outil à la pointe pour la recherche

La nouvelle station porcine de phénotypage au Rheu (35) a été inaugurée. Elle ouvre de nouvelles perspectives de recherche pour les chercheurs de l’Inra et leurs partenaires des structures professionnelles.

Les organisations de producteurs, au travers de leurs entreprises de sélection, ont créé France Génétique Porc, organisation regroupant l’Ifip, ADN, Gène + et Nucléus, afin de structurer les activités de R&D génétique. C’est cette structure qui, en partenariat avec l’Inra, a porté le projet de la nouvelle station porcine de phénotypage, située au Rheu (35).

Au cœur de l’évaluation du progrès génétique

« Ces nouvelles installations viennent répondre aux ambitions de la génétique porcine française de conserver son leadership international », ont expliqué François Houllier, PDG de l’Inra et Guy Dartois, président de France Génétique Porc, vendredi 26 juin, lors de l’inauguration de la porcherie. « Il était temps de se doter d’un outil adapté aux enjeux de demain », alors que le dispositif d’amélioration génétique français s’appuyait jusqu’alors sur deux stations de contrôle vieillissantes (Le Rheu et Mauron) .

Le bâtiment a été construit en lieu et place de l’ancienne station de contrôle. « Au Rheu, proche de l’environnement technico-scientifique de l’Inra et de l’Ifip et des équipements et compétences locales : abattoir expérimental et plateforme de biologie clinique de l’Inra Saint-Gilles, tomographe mobile basé à Romillé, plateformes rennaises de Biogenouest… », souligne Jacques Le Maître, président de l’Ifip.

Mesures de caractères

L’outil jouera un rôle central dans le dispositif génétique, « particulièrement pour les mesures de caractères qui ne sont pas généralisables dans les élevages de sélection. Ces mesures très précises contribuent pour près de 25 % au progrès génétique obtenu dans les programmes de sélection. » Il permettra de poursuivre les travaux sur la « compréhension et la maîtrise des fonctions biologiques d’intérêt, et aux entreprises de sélection d’intégrer rapidement les nouveaux outils pour répondre aux besoins de la filière ».

Après anesthésie, les animaux seront passés au scanner abrité dans ce camion.
Après anesthésie, les animaux seront passés au scanner abrité dans ce camion. « Pour une connaissance précise, en 3 minutes, de la composition des tissus de l’animal », explique Mathieu Monziols de l’Ifip à qui appartient ce « tomographe mobile ».

20 pesées par jour

Dans la pratique, Loïc Udin, responsable de l’équipe Inra à la station, apprécie : « Avant, il fallait attraper les animaux un par un pour les peser 6 ou 7 fois dans leur vie. Désormais, nous aurons les données de 20 visites au Dac par jour sur 100 jours d’engraissement… Les conditions de travail du personnel sont vraiment améliorées : moins d’actions manuelles pour nettoyer ou alimenter et beaucoup moins d’ammoniac dans les salles grâce à la séparation de phase du système de racleur en V. Il y a aussi une ventilation centralisée et un laveur d’air. En termes d’odeur, ce sera le jour et la nuit… »

Toma Dagorn

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