Des marchés de la viande très convoités

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La Fédération américaine des exportateurs de viande lorgne vers le marché européen et avance ses arguments dans les discussions sur le partenariat transatlantique.

Avant un 5e cycle de négociations à Washington d’ici l’été, l’accord commercial entre UE et États-Unis devait figurer à l’ordre du jour du sommet réunissant à Bruxelles, le 26 mars, le président américain Barack Obama, le président de la Commission européenne José Manuel Barroso et le président du Conseil européen Herman Van Rompuy.

Grandes attentes

Un sommet faisant suite au 4e cycle de discussions entre américains et européens, qui s’est achevé à Bruxelles le 14 mars et a encore mis en lumière plusieurs divergences. « Nous voulons développer les accords sur les mesures sanitaires et phytosanitaires (SPS), mais il est totalement clair que rien ne mettra en question notre législation sur la sécurité alimentaire », a réaffirmé Ignacio Garcia Bercero, responsable des négociations pour l’UE. Washington entend fonder ce débat « sur la science », a insisté son homologue américain. Les questions SPS ont été longuement abordées au cours de la semaine de pourparlers. Le 12 mars, la Fédération américaine des exportateurs de viande (USMEF) a tenu à souligner que si l’industrie américaine des viandes bovine et porcine a apporté son soutien à ces négociations,  c’est parce qu’elle a de grandes attentes sur l’accès au marché européen. Selon l’USMEF, les éleveurs américains et ceux de l’UE ont en commun des normes élevées pour la sécurité alimentaire, ainsi que des objectifs de durabilité de la production et de bonnes pratiques d’exploitation.

Etude défavorable sur la ractopamine

Les animaux élevés aux États-Unis connaîtraient un risque plus élevé de mort précoce lorsqu’ils sont nourris avec des additifs bêta-agonistes promoteurs de croissance, selon une étude de la Texas Tech University et de la Kansas State University. Les chercheurs ont établi un lien avec cette mortalité accrue et l’utilisation de zilpaterol et ractopamine, substances dont l’utilisation est autorisée dans les élevages américains et interdite dans l’UE.

Fortes divergences

En tant que leaders de la production alimentaire, les américains de l’USMEF estiment disposer du plus haut niveau de qualité et de sécurité au niveau mondial et considèrent que l’UE ne donne pas au consommateur la possibilité de choisir sur la problématique des hormones ; lesquels sont autorisés en élevage depuis 30 ans aux États-Unis. Et d’égrener une série d’arguments en leur faveur : au temps de la crise de l’ESB au Royaume-Uni, la viande bovine était sûre pour la consommation dans ce pays, pas au niveau de l’Union ; aucun touriste européen n’a arrêté de manger de la viande lors de son séjour outre-Atlantique, et aucun problème de santé n’a été enregistré ; les États-Unis exportent de la viande vers plusieurs destinations dans le monde qui la trouvent sûre ; enfin, la demande en protéines de viande augmente, et cette responsabilité de nourrir le monde nécessite l’utilisation de la technologie.


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