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La pluie et le froid ont pénalisé les semis de maïs de fin avril

Les stades s’échelonnent de 5-6 feuilles à 10-12 feuilles, et les maïs décollent enfin, après plusieurs semaines relativement froides. Mais les dégâts de ravageurs sont visibles.

Les semis ont été réalisés en majorité entre le 20 avril et fin mai. Durant cette phase d’implantation, différents problèmes de levée ont été observés sur les semis réalisés les derniers jours d’avril, juste avant les fortes pluies de début mai (de 50 à plus de 100 mm entre le 29 avril et le 6 mai).

Des pertes significatives à la levée

La battance de surface, mais surtout la reprise en masse du lit de semence dans les situations les plus sensibles (limons froids, préparation trop fine) ont provoqué des pertes significatives à la levée, parfois au-delà de 50 %. Dans des cas extrêmes, des parcelles ont dû être ressemées. Les conditions froides qui ont suivi les fortes pluies, parfois associées à des dégâts de mouche de semis, ont exacerbé les problèmes agronomiques.

Mouches et vers gris assez fréquents

Les dégâts de ravageurs sont nombreux cette année. Sur les semis d’avril, hormis les parcelles touchées ponctuellement par la mouche de semis, on observe assez fréquemment des pertes de plants dus à la mouche géomyse, ainsi que des symptômes de la mouche oscinie. Quant au taupin, les premières attaques se sont manifestées début juin, à la faveur de la remontée des températures. Les protections insecticides de référence assurent un bon contrôle pour l’instant.

Depuis une quinzaine de jours, des attaques de vers gris (noctuelle terricole) sont également observées. Les conditions hivernales (sans excès de pluie, ni températures basses) ont probablement favorisé la survie des populations locales (Agrotis segetum, noctuelle des moissons). Les dégâts peuvent aussi être le fait de l’espèce migratrice (Agrotis ipsilon).

La surveillance des parcelles est recommandée. En cas d’attaque significative, avec des larves inférieures à 3 cm, une intervention avec un insecticide pyréthrynoïde autorisé pour cet usage peut s’envisager avec un traitement du soir et un fort volume de bouillie (250 à 300 L/ha). Quand les larves de vers gris sont plus développées (stade ultime à 5 cm), les traitements insecticides sont moins efficaces. Mais, à ce stade, les attaques ne progressent plus.

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