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Les prairies fleuries en concours

Après le succès rencontré l’année dernière, le Parc naturel régional d’Armorique remet le couvert pour le concours de prairies fleuries.

Cette mi-avril lance le départ des inscriptions au concours des prairies fleuries. Mise en avant de la biodiversité, image positive de l’agriculture et de ses produits : tels sont les maîtres mots de cette seconde édition. Le principe est simple. « Après inscription, chaque exploitation reçoit la visite d’un jury d’experts, composé de deux techniciens mesurant les efforts liés à l’exploitation du fourrage pour l’élevage, de deux écologistes pour les aspects biologie des végétaux et de deux experts en faune sauvage et insectes pollinisateurs. Ces visites interviendront les 21 et 22 mai prochains, pour les exploitations inscrites avant le 15 mai », explique Louis-Marie Guillon, du Parc naturel régional d’Armorique qui organise ce concours conjointement avec la Chambre d’agriculture et le syndicat de bassin de l’Elorn. Trois catégories seront notées : les prairies conduites en pâturage exclusif, en mixte pâture/fauche et les parcelles exclusivement fauchées.

Qui peut participer ?

Tous les éleveurs professionnels, dont le siège d’exploitation est situé sur le territoire du Parc d’Armorique et/ou du Syndicat de bassin de l’Élorn peuvent inscrire au concours une prairie naturelle de leur exploitation, qu’elle soit pâturée, fauchée ou mixte. Au total, 80 communes sont concernées par le concours prairies fleuries 2015. Pour tous renseignements : Louis-Marie Guillon, Parc naturel régional d’Armorique, louis-marie.guillon@pnr-armorique.fr ou au 02 98 81 16 41

Ration 100 % herbe

Yannick Frézel, président du jury, a remporté le prix l’année dernière dans la catégorie pâturage. « Le concours récompense la biodiversité associée à la production agricole. C’est une philosophie qui me ressemble. Je me suis donc inscrit l’année dernière », avoue-t-il. Eleveur de Charolaise et de Salers à Loqueffret, il nourrit ses bovins exclusivement avec l’herbe poussant sur les 190 hectares que compte son exploitation en bio, assurant la vente directe de ses produits. « J’ai trouvé très intéressant le contact avec les biologistes et les naturalistes, pour connaître les espèces vivantes des prairies. Je conseille même à tous les agriculteurs de le faire pour apprécier la biodiversité de leurs champs ». Cette biodiversité, Yannick l’utilise pour son élevage.

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La biodiversité est un outil dans l’exploitation de Yannick Frézel et Marie Bardy.

Zéro vermifuge

Plus de 50 espèces ont été recensées sur les terres de l’exploitation de Yannick Frézel et Marie Bardy. Cette diversité naturelle est une force pour l’exploitation. « Les animaux trouvent des plantes locales avec des vertus alimentaires et sanitaires. Je n’ai jamais utilisé de vermifuge depuis mon installation ».
Pour préserver ce riche patrimoine, une technique simple utilisée par l’exploitant consiste à laisser monter en graine ses prairies pour un sur-semis naturel. « Je mets certaines parcelles en “off“ à partir du 1er mars, sans pâturage. Je les fauche à la première quinzaine de juillet, puis laisse les vaches les pâturer. Ce sur semis m’évite d’acheter de la graine, au profit d’une botanique locale ». La production est ainsi adaptée au terroir, comme le développement du lotier, légumineuse adaptée aux terrains acides. Fanch Paranthoën

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