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Penser à la maintenance en photovoltaïque

Ils ont opté pour le suivi de production et la maintenance

Éric et Pascal Dondel, producteurs de porcs à Melesse (35), ont choisi de mettre en place un suivi de production et un contrat de maintenance sur leur installation photovoltaïque. De quoi optimiser les performances et la sécurité.

La pénombre règne. Ce n’est pas ce vendredi matin, 20 mars 2015, jour d’éclipse de Soleil, que la production d’énergie photovoltaïque va battre des records sur l’installation d’Éric et Pascal Dondel, deux frères producteurs de porcs à Melesse. Sur l’écran de suivi de production, les courbes se font encéphalogramme plat de 9 h 30 à 11 h 30, puis repartent joyeusement à la hausse. « Le suivi de production est un service que nous proposons aux clients pour un coût de 750 € à la mise en place », explique Jacky Lorant, directeur d’Émeraude Solaire.

Éric Dondel (à gauche) et Jacky Lorant, devant les 650 m2 de panneaux orientés plein sud.
Éric Dondel (à gauche) et Jacky Lorant, devant les 650 m2 de panneaux orientés plein sud.

« Détecter les petits comme les gros soucis »

« J’ai opté pour ce service, car il permet de détecter les petits comme les gros soucis de production de la centrale », précise Éric Dondel, qui dispose d’une installation de 100 kWc de puissance, avec 650 m2 de panneaux, mis en service en juillet 2014. « Le client peut observer la production d’énergie de son installation, à partir d’une liaison internet sur son ordinateur ou son smartphone. En cas de coupure réseau ou problème avec un onduleur, il reçoit une alerte mail. De notre côté, nous regardons aussi chaque jour les résultats de nos clients, en production globale, et onduleur par onduleur. Grâce au logiciel de suivi, nous pouvons détecter des problèmes et faire des comparaisons, mois par mois, année par année », explique Kelig Courtin, technicien du bureau d’étude.

Vérification annuelle des équipements

Éric Dondel va par ailleurs mettre en place le contrat de maintenance proposé par l’installateur, qui coûte 500 €/an. « Lors d’une visite annuelle, nous passons le local technique à la caméra thermique, les équipements, les serrages en particulier, sont vérifiés, le nettoyage réalisé… Nous avons également acquis un appareil qui permet la comparaison entre la production réelle et ce qui est attendu, jusqu’à l’échelle d’un panneau », détaille Lionel Teissier, chargé d’affaires Emeraude Solaire.
« C’est important de maintenir en bon état des appareils qui sont censés fonctionner 20 ans et plus. Et c’est logique de faire appel à l’installateur pour ce-la », explique l’agriculteur qui va aussi déléguer à l’entreprise le nettoyage des panneaux (1 €/m2).

« Pour réduire les échauffements, nous plaçons le local technique au nord », précisent Lionel Teissier et Kelig Courtin, d’Émeraude Solaire. Les cinq onduleurs (en rouge) affichent une puissance électrique de 93,3 kVA.
« Pour réduire les échauffements, nous plaçons le local technique au nord », précisent Lionel Teissier et Kelig Courtin, d’Émeraude Solaire. Les cinq onduleurs (en rouge) affichent une puissance électrique de 93,3 kVA.

D’un coût total de 137 000 € (plus 20 000 € de raccordement) et bénéficiant d’un tarif de rachat de 17 ct €/kWh sur 20 ans, l’installation photovoltaïque devrait être amortie en 12-14 ans. « Elle a été associée à la construction de notre nouveau hangar à matériel (800 m2 au sol), dans lequel nous envisageons aussi de faire du stockage de céréales à plat. » Le producteur inscrit cet investissement dans une démarche de développement durable plus qu’économique pure. « La production de notre centrale représente 50 % de la consommation énergétique de l’élevage ». Même s’il a été accompagné par l’installateur dans sa démarche, Éric Dondel regrette juste la lourdeur administrative sur ce type de projet qui s’est mis en place en un an et demi. Agnès Cussonneau

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