Côtes d'ArmorEnergies et environnement

Les élus s’informent sur les chaudières bois valorisant les haies bocagères

À l’initiative du Smega, 50 élus issus de 34 communes du département sont venus à la découverte de la filière bois bocage. Avec l’idée, peut-être, de mettre en place de nouvelles chaudières économiques pour les municipalités et approvisionnées par la ressource bocagère des exploitations agricoles.

Vendredi 6 mars, le Smega (Syndicat mixte environnemental du Goëlo et de l’Argoat) en partenariat avec le Pays de Guingamp, le SMJGB (bassin versant du Jaudy-Guindy-Bizien) et le Sage Argoat-Trégor-Goëlo, a organisé une matinée d’information sur les « Chaufferies bois pour valoriser le bocage » à la Communauté de Communes de Lanvollon-Plouha. « L’objectif de la journée était d’informer les élus du territoire sur les moyens dont ils disposent pour valoriser les haies bocagères
entretenues durablement et permettre en même temps l’utilisation d’une énergie renouvelable, produite localement, dont le coût est nettement moins cher que le fioul, le gaz ou le pétrole », expliquait Simon Mével, technicien bocage au Smega.

20 000 € d’économie de chauffage par an à Lanvollon-Plouha

Au total près de 90 personnes étaient présentes dont plus d’une cinquantaine d’élus de 34 communes ou communautés de communes différentes. Des agents des collectivités étaient également de la partie. Le rendez-vous a débuté par les témoignages de Guy Cadoret, maire de Bourbriac, et de Claudine Guillou, présidente de la Communauté de communes, autour de leur projet de chaufferie bois plaquette : « Les étapes de la réflexion, le parcours à suivre, les aides reçues par les organismes compétents comme l’association Aile, le Smega, le Pays de Guingamp… »

Ensuite, la deuxième partie de la matinée s’est déroulée en alternance entre la visite de la chaufferie bois Moulin de Blanchardeau à Lanvollon et la démonstration d’un chantier d’entretien durable du bocage sur une exploitation agricole. L’atelier « chaufferie » était conduit par Jean-Michel Geffroy, vice-président de la Communauté de communes de Lanvollon-Plouha en charge de l’environnement, Yvon Henry et Jean-Yves Guillouët des services techniques et Michel Enond, représentant de la marque de chaudière  Hargassner. Ils sont notamment revenu sur le fonctionnement automatique des chaufferies bois, les avantages et les inconvénients de ces installations, la présentation du bilan économique de l’installation… « Chaque année, c’est une économie de près de 20 000 € pour notre Communauté de communes sur le coût de fonctionnement par rapport à notre précédent système de chauffage. Ainsi, le temps de retour sur investissement est estimé à 8,5 ans », rapportait Jean-Michel Geffroy.

Où se renseigner ?

Les collectivités qui voudraient conduire un projet de valorisation du bois bocage peuvent être accompagnées par différents organismes tout au long de leur réflexion comme par exemple le « Smega sur sa zone d’activité, l’association Aile à Rennes, conseillers en énergie partagée souvent attachés aux Pays… », précise Simon Mével. « De même, les agriculteurs qui ont de la ressource bois à gérer sur leur exploitation et s’interrogent sur la manière de le valoriser peuvent être accompagnés dans leur réflexion. » Pour tout renseignement complémentaire : 02 96 58 29 72 ou simon.mevel@smega.fr

Une énergie qui crée de l’emploi local

Quant à l’atelier « chantier d’entretien », il était animé par l’agriculteur Gwénaël Thomas, William Geffroy pour l’entreprise de bûcheronnage et Pierre Le Chevestrier, spécialisé dans le broyage. Leurs interventions ont permis aux élus « de mieux identifier les objectifs de gestion durable du bocage par les techniques d’entretiens manuelles. » La mobilisation de la ressource en bois, « importante sur le territoire », permet « la redistribution de 90 % du coût de l’énergie sur le territoire, contrairement aux énergies fossiles où seulement 10 % du coût de l’énergie reste sur le territoire », rapportait-on notamment pour souligner le rôle des emplois locaux dans la filière. Sans oublier de rappeler que « la condition sine qua non à l’efficacité de cette source énergétique reste le recours à des techniques d’entretiens raisonnées du bocage. »

Toma Dagorn

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