Economie, marchés et gestion

Prime d’intéressement, c’est toujours intéressant !

Rappelez-vous, il y a encore quelques années, excepté la CSG et la CRDS, aucune cotisation n’était due sur le versement de la prime d’intéressement. Puis, en 2009, le forfait social est apparu.

Cette contribution sociale, à la charge de l’employeur, était au départ assez indolore car limitée à 2 % du montant de la prime d’intéressement versée. En 2010, elle est passée à 4 %, en 2011 à 6 %, début 2012 à 8 % et, bouquet final, mi-2012 à 20 % ! Alors, l’intéressement, toujours intéressant ? Avant d’évaluer le gain social, revenons sur l’origine même de la prime d’intéressement.

L’objectif premier de cette prime est de motiver ses salariés, en vue de meilleurs résultats et de fidéliser ses salariés. En cela, l’application du forfait ne modifie rien. Pour bénéficier au maximum de ce complément de rémunération que représente la prime d’intéressement, les salariés ont toujours intérêt à remplir au mieux les objectifs fixés par le contrat d’intéressement. Plus les objectifs seront atteints, meilleurs les résultats de l’entreprise seront. De ce point de vue là, le contrat d’intéressement reste intéressant.

Exemple pour une prime brute de 1 500 €
Exemple pour une prime brute de 1 500 €

Il est vrai que le gain qui était fait par les entreprises au niveau des cotisations sociales en a pris un sacré coup dans l’aile ! On est passé de 0 à 20 % de charges sociales pour l’employeur en l’espace de 4 ans. Cependant, si on compare ce taux de 20 % aux (environ) 40 % de charges sociales patronales pour une prime « classique », l’économie de charges reste importante. En y ajoutant le crédit d’impôt de 20 % du montant des primes versées pour tout contrat d’intéressement conclu jusqu’au 31 décembre 2014, on comprend que la prime d’intéressement reste moins onéreuse qu’un prime classique. François Pilet / CERFrance Côtes d’Armor

Mots-clés

Peut vous intéresser

Bouton retour en haut de la page
Fermer