Politique et Syndicalisme

« Sombres perspectives pour l’emploi des ETA en 2014-2015 »

Pour 2013, les activités de travaux agricoles, forestiers et sylvicoles représentent 109 000 actifs salariés et non-salariés, contre 102 000 en 2012.

Plus de 50 % des entreprises de travaux emploient des salariés saisonniers et permanents sur des postes de travail mécanisés et manuels : sur 21 000 ETA, 10 932 d’entre elles emploient 7 372 salariés en travaux agricoles, 3 074 en travaux forestiers et 486 en travaux sylvicoles.

Loi de Finances et mesure anti-travail salarié saisonnier

« Nous nous félicitons de cette progression du nombre d’emplois. C’est la preuve de l’intérêt et du dynamisme de nos activités. Cependant, les perspectives pour 2014-2015 sont sombres pour le travail saisonnier manuel », déclare Gérard Napias, président de la Fédération nationale Entrepreneurs des territoires (FNEDT). « Les politiques publiques doivent soutenir les efforts des employeurs agricoles, car nous répercutons difficilement nos coûts dans les prix de nos prestations. Les clients et les donneurs d’ordre sont sous la pression de prix agricoles et à la consommation à la baisse. »

A propos de la FNEDT

La Fédération nationale entrepreneurs des territoires (FNEDT) rassemble les entrepreneurs de travaux agricoles, forestiers et ruraux. Elle regroupe 62 syndicats départementaux et 20 unions régionales.

Les ETA voient ainsi fondre comme neige au soleil l’effet positif sur leurs comptes du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE). De plus, l’article 47 du projet de loi de Finances prévoit la suppression des exonérations de cotisations sociales patronales sur l’emploi des activités de travaux agricoles, forestiers et ruraux. Ces exonérations seront cependant maintenues pour les exploitants agricoles. « L’écart de 2 €/h engendré par cette mesure entre un salarié saisonnier d’une ETA et un salarié saisonnier en exploitation agricole déstabilise le marché du travail saisonnier agricole », selon Gérard Napias. Pour 2014, et surtout pour 2015, les entreprises de travaux agricoles assureront au mieux le maintien de l’emploi. Mais le secteur, qui s’attend aux effets de la dégradation de la trésorerie des exploitations et aux conséquences des investissements massifs en matériel agricole ces dernières années, « n’avait pas envisagé la mise en place d’une mesure anti-travail salarié saisonnier manuel agricole en ETA. »

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