Productions Agricoles

Avec la luzerne, les rations sur de bons rails

Les Chambres d’agriculture de Bretagne organisent une nouvelle édition d’Innov’action en proposant 34 portes ouvertes dans la région du 16 au 20 juin. En avant-première, Paysan Breton commence la visite au Gaec des chênes verts à Plorec-sur-Arguenon (22).

Marie-Annick, Ludovic, Mickaël et Daniel Fénice accueilleront les visiteurs sur leur exploitation de polyculture élevage (lait et viande) le mercredi 18 juin. L’un des clous de la visite sera le système d’alimentation automatisé Mix Feeder. Le premier installé en France par Gea Farm Technologies, début octobre 2013. En bout de la stabulation qui abrite l’intégralité des deux troupeaux et leurs issus en hiver, la « cuisine » du prototype est constituée de trois réserves pour le maïs ensilage ou la paille broyée auxquelles s’ajoute une mélangeuse en poste fixe capable de couper l’enrubannné de luzerne. C’est là que le wagon de distribution fait le plein suivant les protocoles de ration pré enregistrés pour chaque lot d’animaux : laitières, mères allaitantes, génisses, taurillons, taries… « Auparavant, nous passions jusqu’à six heures par jour à l’alimentation pour distribuer régulièrement du fourrage frais, deux repas de maïs et un d’enrubanné à la désileuse. Même avec une mélangeuse, nous n’aurions pas gagné de temps, explique Mickaël Fénice. Aujourd’hui, autonome, l’automate nourrit tout le cheptel, jusqu’à 280 animaux en hiver », en parcourant le long de rails les 120 m du couloir central. Un investissement afin de rationnaliser le travail pour préparer l’après quota et anticiper le départ en retraite de Marie-Annick dans quelques années.

Finies les caillettes et l’acidose

Il sera aussi question d’autonomie alimentaire. Les associés parient depuis deux ans sur la luzerne. 5 ha ont été implantés en 2012, 6 autres l’année suivante. La variété Canelle est réputée « rustique et productive. L’implantation n’est pas facile. C’est une culture fragile, difficile à désherber, qu’il ne faut pas piétiner, qu’il ne faut pas faucher trop court… », lâche Mickaël, encore en rodage. Mais les premiers résultats sont convaincants : « En 2013, les deux coupes ont donné un rendement de 8 t en brut par hectare. Cette année, c’est davantage. » Le fourrage titre 45 à 50 % de matière sèche et « est bien au-dessus des grilles en MAT. » Les associés ont apprécié les bienfaits de la luzerne qui a remplacé l’enrubannage de ray-grass italien. « La luzerne ralentit le transit digestif, ce qui favorise l’assimilation, améliore le métabolisme. Nous avons constaté la disparition des problèmes d’acidose ou de caillette. » Toma Dagorn

34 portes ouvertes en Bretagne : www.bretagne.synagri.com/synagri/innov-action-2014

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