Côtes d'ArmorPolitique et Syndicalisme

La SECL se refait une beauté

Les deux coprésidents ont présenté les nouveaux nom et logo de la station expérimentale en culture légumière.

La station expérimentale en culture légumière (SECL), située à Pleumeur Gautier (22) innove une nouvelle fois, quelques mois après l’inauguration de la nouvelle serre biologique. Mais cette fois-ci, il ne s’agit pas de nouveaux protocoles techniques, mais d’un nouveau nom et d’une nouvelle maquette pour un logo. « Dorénavant, on ne dira donc plus la “sècle“ mais “Terre d’Essais“ », annonce Hubert Jacob, coprésident de la station, lors de l’assemblée générale la semaine dernière à Pleudaniel (22).

Sous abri, des variétés adaptées au bio

Un changement de nom, mais avec la poursuite des missions existantes, en maintenant sa position de pilote régional en expérimentation en plein champ et sous abri, et tout particulièrement en agriculture biologique. « Avec sa mutation en agriculture biologique, Terre d’Essai a aujourd’hui fini une étape importante de son histoire », explique Hervé Conan, coprésident de la structure.

En production de tomate où le nombre de références augmente chaque année, les thématiques d’expérimentation consistent à trouver du matériel végétal adapté aux conditions bio. Des essais sont en cours pour rechercher des alternatives à la variété grappe “Dirk”, non tolérante à la cladosporiose, ainsi que pour développer la gamme “Cœur de Bœuf”. Pour ces deux types de production, avec des protections temporaires, l’allongement du calendrier de production est envisagé, sans faire appel au chauffage.

Céréales semées sous couvert en engrais vert

Au fil du temps, Terre d’Essais est devenue une référence sur certaines thématiques comme l’utilisation d’engrais verts en cultures légumières. Les essais entrepris en 2013 sur l’implantation d’un mélange de trèfle/graminées sous couvert de céréale, servant d’engrais vert sur la culture de chou-fleur de mars, montrent des perspectives intéressantes. Le contre-semis d’une céréale dans le trèfle avant le passage de l’hiver a permis la production importante de biomasse, avec un rapport carbone/azote plus élevé que le trèfle pur.

Si le trèfle est détruit précocément au printemps, il permet la succession de deux cultures (chou-brocoli et chou-fleur) correctement fertilisées. Sur des variétés plus tardives de novembre, de l’avoine ou du RGI ont été implantés en couvert 32 à 49 jours après la plantation du chou-fleur. Les semis tardifs engendrent une biomasse légèrement inférieure. Et si l’avoine a une croissance plus rapide que le RGI, ses teneurs en azote sont inférieures. Techniques faciles à mettre en œuvre, elles ont montré que la concurrence entre les cultures semble acceptable et que les reliquats azotés sortie d’hiver étaient bas cette année. Pour 2014, les techniciens souhaitent vérifier cette expérimentation à plus grande échelle chez plusieurs agriculteurs. Carole David

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