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Sur une centaine d’exploitations porcines, 50 sont dans une bonne situation financière, 35 sont en zone intermédiaire et 15 sont en difficulté. Jérôme Guillard, du Crédit agricole des Côtes d’Armor, justifiait ainsi, lors d’une journée sur l’avenir de la filière organisée par l’Ifip, la frilosité des financeurs lors des reprises d’élevages. « 300 truies, c’est 1 million d’euros, sans le foncier. Nous demandons 20% d’apport, qui peuvent servir d’amortisseur en cas de crise ». 200 000 euros à trouver pour le jeune porteur de projet. Un bon tiers des installations est aujourd’hui hors cadre familial. Où trouver cet apport, sachant que certaines reprises, avec la modernisation indispensable des bâtiments, peuvent monter à 2 ou 3 millions ?
Pour Thierry Gallou, directeur du groupement Aveltis, le cédant doit être sollicité. « Tout simplement parce qu’il a un intérêt. Celui de pouvoir vendre son élevage ». Le vendeur peut conserver des parts et les céder progressivement au repreneur. Il peut également réaliser un prêt vendeur. Ces efforts sont considérés, par les banques, comme l’équivalent d’un apport du jeune. Ils témoignent surtout de la confiance du cédant dans le projet. Les prêts des groupements ont une même fonction. « Chez Aveltis, nous prêtons un certain montant par truie, sur 5 à 7 ans, sans entrer au capital de l’entreprise ».
Certaines reprises, avec la modernisation indispensable des bâtiments, peuvent monter à 2 ou 3 millions.
Pour les transmissions d’un montant important, la BPI (Banque publique d’investissement) peut désormais être sollicitée, pour accompagner les entreprises agricoles, en co-financement avec un opérateur classique bancaire. « Les dossiers de financement peuvent être novateurs mais doivent …
Journal Paysan Breton / Articles de : Bernard Laurent
Articles par Bernard Laurent
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