Modernisation et autonomie au GAEC AR MANERIOU

Transformation Au GAEC AR MANERIOU à Plouvorn (29), Dominique et Nicolas élèvent 130 vaches laitières et 300 truies NE sur 160 ha. Installés en 2000 et 2005, ils ont misé sur l’automatisation pour réduire la pénibilité, fidéliser la main-d’œuvre et faciliter le travail au quotidien. Ils ne cessent de réfléchir à de futurs projets pour préparer une probable reprise familiale.

Deux hommes autour d'un robot repousse fourrage dans une stabulation bovine - Illustration Modernisation et autonomie au GAEC AR MANERIOU
Dominique et Nicolas, agriculteurs à Plouvorn (29).

Dominique et Nicolas, âgés de 53 et 44 ans, ont misé sur l’automatisation pour améliorer à la fois les performances de leur élevage et leurs conditions de travail. L’installation de robots de traite en 2008 a marqué un tournant majeur. « La production laitière est passée de 28 kg de lait par vache en salle de traite à 43 kg par vache au robot ». Cette hausse s’explique par une fréquence de traite plus élevée et mieux adaptée au rythme naturel des animaux.

En 2025, l’exploitation a encore gagné en efficacité grâce à la mise en place d’un robot repousse-fourrage. Programmé pour passer toutes les deux heures, il maintient le fourrage constamment à portée des vaches, ce qui les encourage à venir à l’auge plus régulièrement. Résultat : une ingestion plus régulière, une meilleure activité au robot de traite et, au final, une amélioration de la production laitière.

Réorganisation de l’atelier porcin : efficacité et gain de temps

Cette recherche d’efficacité ne se limite pas à l’atelier laitier. Dès 2022, ils ont fait le choix de regrouper deux sites d’engraissement porcin en construisant une nouvelle porcherie. Ce regroupement limite les déplacements après le post-sevrage et optimise l’organisation du travail. Dans la continuité de cette démarche, ils ont investi dans un robot de lavage pour les salles d’engraissement. Auparavant il fallait 2,5 heures pour nettoyer une salle. Il ne faut plus que 30 minutes aujourd’hui, ce qui réduit considérablement la pénibilité pour les associés comme pour les salariés.

L’intelligence artificielle remplacera t-elle les éleveurs ?

L’intelligence artificielle prend de plus en plus de place dans les élevages, et son rôle ne cesse de se renforcer. Une certitude se dégage : l’IA deviendra un soutien obligatoire pour les éleveurs au quotidien. Elle permettra d’améliorer la prise de décision, déterminer le meilleur moment pour intervenir lors d’un problème sanitaire, détecter en amont un virus, réguler les courbes d’alimentation ou encore anticiper une baisse de production. Toutefois, il est essentiel de rappeler que ces technologies ne sont que des outils d’aide. « Une machine ne verra jamais tout ce qu’on remarque en passant dans les bâtiments : une vache qui se déplace bizarrement, un comportement inhabituel, une ambiance qui a changé… » L’œil humain reste irremplaçable pour comprendre le comportement d’un animal, interpréter une situation complexe. En revanche, l’IA peut tout à fait réduire la charge liée aux astreintes et à la surveillance.

Il y a 3 ans maintenant, ils ont mis en place 3 trackers solaires pour faire face à la hausse des prix de l’électricité et gagner en autonomie énergétique. Aujourd’hui l’exploitation est autonome à 22 % en électricité en produisant 100 000 Kwh. Pour rester dans la recherche d’autonomie énergétique, les dirigeants du Gaec ont pour projet d’installer des panneaux solaires sur leur étable à génisses.

« Notre objectif est d’être au maximum automnes que cela soit énergétiquement, au niveau fourrage et la gestion de l’eau ».

Au Gaec Ar Maneriou, la modernisation n’est pas une mode mais une philosophie : avancer, anticiper et transmettre. Entre robots et autonomie énergétique, Dominique et Nicolas prouvent qu’un élevage peut être à la fois performant, durable et humain. Et une chose est sûre : l’avenir, ils ne l’attendent pas… ils le construisent.

BTS ACS’AGRI – Iréo de Lesneven

1er prix du Concours d'écriture 2026

En partenariat avec le journal Paysan Breton, Eureden a organisé pour l’année scolaire 2025/2026, un concours de rédaction d’articles sur le thème : “L’agriculteur de demain”. La participation à ce concours est ouverte aux étudiants des classes de BTS de France métropolitaine (ACSE, Productions animales, agronomie et systèmes cultures, protections des cultures, machinisme…) et des écoles d’ingénieur agricole, avec l’aide des professeurs. La participation se fait au titre de la classe. Félicitations à la classe de l’Iréo de Lesneven qui remporte la 1re place du concours.

Présentation du BTS ACS’AGRI de L’Iréo de Lesneven

École d’agriculture proposant des formations de la quatrième à la licence professionnelle, l’Iréo de Lesneven est également un centre de formation professionnelle d’adultes, une antenne de formation par apprentissage et un centre-ressource pour le territoire et son agriculture. Toutes nos formations sont en alternance depuis 1964.Cette année, 40 étudiants sont inscrits en première année de BTSA ACS’AGRI (Analyse, Conseil et Stratégie de l’Entreprise Agricole) à l’Iréo. Cette classe accueille des jeunes en statut apprenti et en statut étudiant. Le BTSA ACS’AGRI permet aux étudiants d’acquérir de solides capacités d’analyse et de gestion qu’ils pourront mettre en œuvre en production animale ou végétale. Il ouvre sur de nombreux métiers avec ou sans poursuite d’études, pour devenir chef ou second d’exploitation, se spécialiser dans les métiers du conseil, de la vente, de la gestion ou de la banque.


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