Sensibiliser les conseils municipaux à la bio

Tout ne se joue pas à Paris ou à Bruxelles, estiment les responsables du Gab d’Armor. Les énergies politiques locales peuvent contribuer au développement de l’agriculture biologique.

Une assemblée de personnes assises de dos face à cinq interlocuteurs debout - Illustration Sensibiliser les conseils municipaux à la bio
Une rencontre entre les agriculteurs bio et les candidats aux Municipales à Ploubezre. | © Paysan Breton - T. Dagorn

Les responsables du Gab d’Armor ont organisé plusieurs réunions d’échange avec les candidats aux élections municipales à travers le département. Une fois les conseils municipaux installés, ils espèrent travailler avec les élus pour favoriser la place de l’agriculture biologique dans les campagnes et de ses produits dans les assiettes. Favoriser l’emploi local À la Ferme du Wern à Ploubezre, plus d’une soixantaine de personnes sont venues échanger. « 84 % des produits bio consommés en France sont d’origine française. 45 % des fermes bio sont en circuits courts et emploient en moyenne 30 % de main-d’œuvre en plus qu’en conventionnel », ont expliqué les agriculteurs labellisés voulant montrer aux candidats que consommer bio participe à l’emploi local et à la vitalité des territoires. « Pour autant, sur 100 € de courses alimentaires en France, seuls 6 € reviennent à la bio. C’est trop peu. » Remettre la main sur l’alimentation des cantines Pour les producteurs, les élus communaux ont des leviers pour agir. La loi Égalim impose 20 % d’approvisionnement bio en restauration collective. « Aujourd’hui, ce n’est que 7 %. » La marge est donc grande. « Vous êtes libres de vous réapproprier l’alimentation de vos cantines. C’est en maternelle et primaire qu’on doit travailler sur l’éducation alimentaire », lançait l’éleveuse Isabelle Allain qui accueillait le rassemblement. « Avant même des moyens financiers et humains, il faut en premier lieu une volonté politique. Ensuite, pour adapter les pratiques, réapprendre à cuisiner, de la formation pour les personnels est souvent nécessaire. » Et Antoine Person, éleveur de porc à Pleumeur-Bodou d’insister : « Aujourd’hui, il y a une nouvelle génération de cuisiniers qui veut cuisiner plutôt qu’ouvrir des boîtes. De notre côté, au démarrage, nous menons avec eux des tests sur des menus auprès des enfants. » Moins de gaspillage…

Cet article est réservé
aux abonnés numériques

Je me connecte

Déjà membre ? Connectez-vous ici

Fermer l'écran superposé de recherche

Rechercher un article