Rouille jaune : vigilance accrue en début de montaison

Un champ de cultures - Illustration Rouille jaune : vigilance accrue en début de montaison
© Cyril Omnes -Garun Paysanne

Les températures particulièrement douces observées ces derniers jours ont favorisé la reprise de végétation des céréales… mais aussi celle des maladies foliaires. En Bretagne, les premiers symptômes de rouille jaune ont été signalés sur blé tendre, principalement en bordure maritime nord et sur des variétés très sensibles implantées précocement à la mi-octobre. À ce stade, la situation reste localisée mais confirme la présence de l’inoculum dans la région.La vigilance est d’autant plus nécessaire que la rouille jaune évolue rapidement. L’analyse de 272 échantillons collectés en 2025 par l’Inrae met en évidence la progression du pathotype « V17ANemoVChevignon », désormais présent dans 20 % des échantillons. Cette souche contourne notamment certaines variétés auparavant tolérantes. Un nouveau pathotype, baptisé « Champion », a également été identifié. Il se montre virulent vis-à-vis du gène de résistance Yr15, présent dans plusieurs variétés de blé tendre. Ces évolutions expliquent les pertes de tolérance observées récemment dans certaines références variétales.Dans ce contexte, toutes les variétés doivent être surveillées. Les observations doivent débuter dès le stade épi 1 cm, atteint dans de nombreuses parcelles.Côté stratégie, l’intervention dépend du niveau de sensibilité variétale. Sur variétés résistantes, aucune intervention n’est recommandée avant le stade deux nœuds, sauf évolution rapide des symptômes. En revanche, sur variétés sensibles, un traitement peut se justifier dès l’apparition de foyers actifs au stade épi 1 cm, puis dès les premières pustules à un nœud.Arvalis…

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