Au Gaec des Domaines à Saint-Hélen, deux robots de traite ont été mis en route en février 2023. « Nous avions déjà eu une réflexion sur l’automatisation cinq ans auparavant. Mais j’aimais traire », raconte Laurence Lemarchand. Pour autant, la traite occupait une bonne partie de la journée : avant la robotisation, les éleveurs passaient deux heures matin et soir dans l’installation 2 x 8 postes en épi pour passer 85 vaches (850 000 L de lait par an). Les vaches rendent le confort qu’on leur donne Comblée, la salle de traite devient un box Le couple a finalement franchi le pas. L’installation des automates par la concession Méheust de Lamballe s’est faite progressivement. Alternativement, d’un côté puis de l’autre, Laurence et Franck Lemarchand ont trait sur un seul quai pendant les 15 jours de travaux. Ensuite, astucieusement, l’ancienne salle de traite a été réaménagée pour optimiser l’espace dans le bâtiment. La fosse a été bouchée et bétonnée pour devenir un espace de tri d’animaux à proximité immédiate des robots. La cage de parage y est ainsi installée. Aperçu de l’espace équipé de grands abreuvoirs devant les deux stalles de robots de traite En trois ans, l’effectif a grimpé peu à peu à 105 vaches à la traite. « Pendant des années, nous avions souvent trop de génisses et les vendions. Là, nous les avons gardées pour les intégrer au troupeau », précise l’éleveur. En parallèle, le niveau d’étable a progressé de 33 kg à 40 kg de lait par vache par jour. « Résultat, nous livrons 50 % de lait en plus aujourd’hui. » Logettes paillées, vaches propres et bien couchées Pour loger ce petit monde, une extension inaugurée en décembre 2025 s’est ajoutée à la stabulation historique. « Alors que les animaux sortent moins, nous étions saturés en…
Le troupeau a bien adopté les robots
À Saint-Hélen, Laurence et Franck Lemarchand ont présenté, avec trois ans de recul, leur expérience en traite robotisée à l’occasion d’une porte ouverte. Parmi les priorités, le confort offert aux vaches.

