Le bâtiment poules pondeuses de Frédéric Le Béguec, d’une dimension de 100 m sur 15, abrite 3 volières, chacune étant séparée par 4 couloirs de 1,80 m de large. Dans ce type d’élevage, « je cherche à avoir la litière la plus poussiéreuse possible, ceci afin d’éviter la formation de croûte », explique l’aviculteur installé à Lanrodec (22). Ce poulailler, en ventilation dynamique, laisse entrer de l’air pouvant être chargé d’humidité. Résultat : une croûte difficile à curer peut se former sur le dessus du sol. C’est pourquoi l’éleveur s’est équipé d’un transporteur compact Cingo 12.3 de chez Merlo, capable de décroûter puis de charger la matière dans une petite benne. Il s’est fourni à la concession Alexandre SA, basée à Plouisy (22).

Travailler seul
Décoller cette croûte peut se faire à la mini-pelle, mais l’opération « est risquée, car avec les rotations de la machine, on peut abîmer les volières. De plus, il faut être au moins deux personnes, il n’y a pas d’autonomie ». Idem pour une micro-chargeuse, qui demande là aussi à être à plusieurs pour une journée de curage. Avec ce transporteur qui pèse dans les 800 kg, « je travaille seul, quand je veux. C’est aussi beaucoup moins stressant pour les pondeuses que d’avoir plusieurs personnes autour d’elles ». Le petit godet décolle la litière, puis vient déposer la matière dans une benne d’une contenance de 500 L. Une fois remplie, cette benne est vidée à l’extérieur dans le grand godet d’un chariot télescopique, avant de rejoindre la fumière.
Une benne de 500 l de contenance
Chaque lot de pondeuses reste environ 14 mois en bâtiment. Pendant cette période de production, l’éleveur intervient avec ce transporteur en présence des animaux. « Je démarre la machine à un petit régime moteur dans le poulailler pour que les poules s’habituent au bruit, puis je monte les gaz progressivement, mais je reste à mi-régime. Le moteur diesel est assez silencieux ». Toujours dans l’optique de ne pas stresser les animaux, la lumière est abaissée, le flux lumineux divisé par 4. « Je n’ai jamais eu d’étouffement depuis que j’utilise ce porteur, ce ne serait pas le cas si une équipe de 5 ou 6 personnes venaient curer ».

Un investissement qui se paie tout seul
En prenant sa calculatrice, Frédéric Le Béguec fait remarquer que cet investissement de 21 000 € s’amortit rapidement. « Si l’on compte le coût du passage d’une équipe de nettoyage de 6 personnes, travaillant 6 h/jour à un tarif de 60 € de l’heure, les montants montent très vite ». De plus, l’aviculteur fait remarquer que cette machine va très bien vieillir, car peu sollicitée. « Il me faut 4 après-midis pour vider les 4 couloirs. Côté entretien, il suffit de vidanger l’huile moteur toutes les 50 heures, et de bien graisser les différents axes », conclut l’utilisateur.
Fanch Paranthoën
Au doigt et à l’œil
Équipé de chenilles, le Cingo passe partout avec son moteur d’une puissance de 21 ch. Il se manœuvre à la main, à la manière d’une mini-pelle : un levier actionne la chenille gauche quand l’autre sert à la chenille droite, avec commande de transmission hydrostatique ; « les manœuvres sont très précises ». L’opérateur s’installe sur une petite plate-forme arrière. « C’est un porteur : la benne peut être posée, on peut y atteler différents accessoires ». Pour entretenir ses parcours, Frédéric Le Béguec prévoit d’investir dans un petit broyeur avant d’une largeur de 1,80 m.

