Un robot d’alimentation plutôt qu’une automotrice

Au Gaec Gaumain Sarran, l’automatisation de la préparation et de la distribution de la ration dès 2019 a sensiblement réduit le temps d’astreinte.

Un robot d'alimentation Lely en train de distribuer une ration à des vaches laitières de race Holstein.  - Illustration Un robot d’alimentation  plutôt qu’une automotrice
L'automate effectue plusieurs distributions par jour en fonction du reste à l'auge. | © Paysan Breton - T. Dagorn

À Avessac (44), Élodie Ricordel a rejoint en 2015 le Gaec Gaumain Sarran qui compte alors quatre associés. Le troupeau a grimpé à 125 vaches à la traite, le bâtiment a été agrandi pour l’arrivée d’un 2e robot. Peu après, les éleveurs se sont interrogés sur la « stratégie globale de l’exploitation en fonction de la main-d’œuvre disponible » pour préparer la sortie en 2020 d’un couple d’associés. Côté alimentation, valait-il mieux une mélangeuse automotrice de 23 m3 ou automatiser ? « Nous avons fait une étude économique avec les plus et les moins en prenant en compte les coûts d’investissement et d’entretien, le temps et l’organisation du travail », expliquent Élodie et Denis Ricordel qui n’ont « aucun regret » d’avoir choisi la robotisation. Pour eux, le Vector (Lely) apporte beaucoup de souplesse en réduisant l’astreinte, en particulier le week-end ou lors des chantiers aux champs, et de l’attractivité pour fidéliser leur salarié. « L’automate apporte aussi de la technicité et de la stabilité dans la confection de la ration : tout est pesé par le grappin et le bol. Il s’adapte lui-même à l’ingestion en mesurant avec son télémètre ce qui reste à l’auge. » Ainsi, si les vaches sortent au pâturage (un boviduc a été créé en 2022 pour que les animaux retrouvent le chemin de la prairie), il régule sa distribution. « Grâce aux distributions multiples, la ration est toujours fraîche et appétente. L’ingestion a augmenté ainsi que la fréquentation des robots de traite. » Il y a aussi beaucoup moins de refus (retirés 2 fois par semaine), note Denis Ricordel. Dernier intérêt pour Élodie : « Le Vector fonctionne à l’électricité, énergie qu’on peut produire à la ferme. » Une toiture solaire de 36 kWc destinée à l’autoconsommation couvre une partie de la consommation des…

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