Le paillage du bâtiment du Gaec Cabon était jusqu’en 2020 réalisé à la main. Depuis 6 ans maintenant, les éleveurs de Plouguerneau (29) utilisent une dérouleuse à peignes de modèle Delta du constructeur Finistérien Émily. Cette machine « produit très peu de poussière car elle fonctionne sans turbine. Il est possible de pailler aussi bien à droite comme à gauche », décrit Denis Cabon, associé avec sa belle-sœur Lyudmyla Cabon. Le troupeau de 55 vaches laitières est logé dans 52 logettes qui sont paillées tous les 2 jours. De leur côté, les génisses bénéficient de 8 cases en aire paillée avec couloir à racler, « ce qui divise par 2 la consommation de paille ». Ces cases reçoivent de la paille fraîche tous les 3 jours.
Montée sur une chargeuse articulée de chez JCB (modèle TM 220), la pailleuse « passe facilement au-dessus des cornadis. Je paille 2 cases des génisses en même temps ». L’outil déroule simplement la balle ronde, puis des peignes rotatifs viennent projeter les brins « jusqu’à une distance de 6 m ». Le flux de paille peut être projeté à 180 °. Polyvalent, ce modèle Delta déroule également du foin. Pour dérouler et étaler 2 rounds de paille et pour distribuer une balle ronde de foin, 20 minutes seulement sont nécessaires. Le jour de paillage, la balle est facilement chargée dans la dérouleuse, puis « je coupe le filet dans la stabulation pour éviter que la paille ne s’envole dans la cour de la ferme ».


Orge pour les génisses, blé pour les vaches
La ferme consomme 400 balles rondes de paille par an pour le confort des animaux, et autant de balles de foin. Si la paille d’orge, souvent plus broyée lors de son ramassage en été, est réservée aux génisses. « Je garde la paille de blé pour les vaches laitières. Aussi et comme cette paille est plus longue, le tas de fumier est beaucoup plus compact ».
Depuis la cabine, l’éleveur règle la vitesse de rotation des peignes. De 100 % pour les cases des génisses, il descend en intensité pour les logettes. Et la chargeuse convient parfaitement pour ce genre d’activité, « elle casse facilement, on accède partout ». Tous les ans, cette machine effectue 1 000 heures de travail. « Nous changeons de chargeuse toutes les 4 000 heures ». Doté d’un branchement hydraulique type Mach 2, l’attelage de la pailleuse sur le bras de la chargeuse se fait facilement, proprement et en sécurité. La dérouleuse « pèse 1,15 t. Il faut un bon débit hydraulique pour l’actionner », précise l’éleveur.
Fanch Paranthoën


