Entre sécheresse persistante et entrée rapide dans la mauvaise saison, les éleveurs doivent composer avec une fenêtre de semis étroite. Le choix de la date conditionne l’implantation de la prairie et sa pérennité.
Une levée rapide suppose un sol humide et encore tiède. Si des averses déclenchent la germination mais que le sol se dessèche ensuite, les plantules meurent avant d’avoir enraciné suffisamment. Résultat : une prairie lacunaire et affaiblie dès la première année.
À l’inverse, attendre trop tardivement repousse l’implantation au-delà de la fenêtre de sécurité avant l’hiver. Passé début octobre, la croissance ralentit fortement : graminées et légumineuses n’atteignent pas les stades de 4-5 ou 2-3 feuilles nécessaires pour résister au gel. Le risque est alors d’entrer dans l’hiver avec un couvert trop peu développé, vulnérable aux intempéries comme à la concurrence des adventices au redémarrage printanier.
Chaque parcelle impose donc de jauger au plus près les conditions météo et la réserve en eau superficielle. Dans les sols séchants, la précocité est risquée ; dans les terres froides, la précaution commande de ne pas tarder. Entre ces deux extrêmes, le bon créneau se situe le plus souvent dans la première quinzaine de septembre.
Source : Arvalis