Ils veulent favoriser la biodiversité

Dix-sept agriculteurs du Pays de Pontivy ont élaboré un PSE (Paiement pour service environnemental). Ils espèrent le financer par des entreprises de la région.

talus1.jpg - Illustration Ils veulent favoriser la biodiversité
L'aménagement de talus fait partie des mesures proposées.

« Vous comme nous, avons un intérêt commun : notre territoire et son avenir », indiquait Julien Le Priol, agriculteur à Pontivy, aux personnalités invitées à la présentation du projet lors de l’assemblée générale de Résa’Agri Pays de Pontivy. « Nous pouvons co-investir dans la préservation de la biodiversité et l’adaptation au changement climatique, sur le long terme ». Dix-sept agriculteurs, bio et conventionnels, éleveurs et cultivateurs, sont prêts à engager près de 8 000 hectares dans un service environnemental, allant au-delà des mesures règlementaires. Parmi celles-ci : l’aménagement de talus, l’implantation ou la restauration de haies et de bandes fleuries, l’entretien des abords de cours d’eau, l’allongement des rotations, le développement de l’agroforesterie… L’agriculteur peut engager tout ou partie de sa ferme.Soigner la communicationCes mesures ont un coût. Le groupe a déjà évalué chacune des mesures. Reste à trouver des acteurs privés susceptibles de les financer. Ce n’est sans doute pas la partie la plus simple. Le premier PSE du Morbihan, celui du Lac au Duc, à Ploërmel, n’a permis de contracter qu’avec seulement deux agriculteurs. Réserve stratégique d’eau potable, ce site remarquable est affecté depuis plusieurs années par le développement massif de cyanobactéries, susceptibles de nuire à l’environnement et à la santé publique, conséquence de l’érosion des sols et du transfert de phosphore. « Beaucoup de financeurs possibles ont considéré que les cyanobactéries sont un problème agricole à régler par les agriculteurs », suggèrent Paul Issert et Yohann Le Normand, du Crédit Agricole. « Il y a peut-être eu une mauvaise communication ». Quoi qu’il en soit, ils conseillent de présenter un projet avec beaucoup d’agriculteurs volontaires et une surface concernée importante, « avec des bénéfices clairs, perceptibles par le plus grand nombre ». Le maire de Saint-Gérand acquiesce : « L’écologie est plus facile à vivre dans…

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