Les talus entrent en scène

 - Illustration Les talus entrent en scène
Les acteurs ont livré une prestation drôle et très proche du terrain. (Crédit photo : Quentin Le Gall)
C’est sous la forme d’une pièce de théâtre que le Syndicat des eaux du Bas Léon a abordé la thématique du bocage. Derrière l’aspect convivial de la pièce, une réalité terrain et des chiffres sur le travail accompli.

La compagnie de théâtre Impro Infini a su chausser les bottes pour aborder le sujet de la création et la préservation des talus, du bocage et de la qualité de l’eau sur le territoire du Bas Léon. Lors de la soirée intitulée « Ensemble, Bocageons-nous », les acteurs Pamela Olea et Romain Abasq se sont respectivement glissés dans la peau de Clothilde, agricultrice sur la ferme de Kleuz Foz, et d’un certain Yann G., du Syndicat des eaux du Bas Léon. Si la première est assez réticente à planter des haies ou à refaire des talus à cause « du travail supplémentaire pour leur entretien, puis de la difficulté à remplir les dossiers administratifs », le second se veut rassurant.

« Je m’occupe de tous les papiers, ce ne sera pas un bazar dans les champs, mais plus de diversité ». Alors, finalement, l’agricultrice se laisse convaincre. Tour à tour, d’autres personnages s’invitent à la pièce de théâtre. Ainsi, la vache se plaît à l’ombre des arbres, « on a eu chaud cet été, heureusement que nous étions dans les champs bocagers, avec de l’herbe ». Le vieux chêne Francis, seul au milieu de la parcelle, apprécie de retrouver des congénères.

Sous les planches, les chiffres

Derrière la mise en scène comique, des chiffres. Le programme Breizh Bocage a permis de créer depuis 2016 près de 53 km de talus, 191 km de travaux de plantation représentés par quelque 105 000 arbres mis en terre. 313 agriculteurs ont été mobilisés, comme les frères Abily, agriculteurs à Plabennec. « On considère les arbres comme une culture à part entière », résument-ils. En conclusion de la pièce et en se projetant en 2062, Clothilde et sa ferme de Kleuz Foz sont métamorphosées. « Le talus, c’est moderne », se réjouit l’agricultrice devenue âgée. Le bocage a permis de produire une eau de qualité en quantité, a favorisé la biodiversité tout en produisant une énergie renouvelable.

Des agriculteurs récompensés

La soirée a également accueilli la remise des prix du Concours général agricole local agroforesterie-bocage. Pour la catégorie implantation du territoire du Bas-Léon :
• 1er prix : Ferme de Kerilleo, Bleuenn Thépaut et Hadrien Retailleau, à Plabennec ;
• 2e : Philippe Saliou, à Ploudaniel (prix spécial Biodiversité) ;
• 3e prix exæquo : Gaec Ferme de Keryvon, Harmony et Daniel Philippe à Saint-Derrien ;
•3e prix exæquo : EARL A Laezh Breizh, Cédric Violant à Plourin.


Fermer l'écran superposé de recherche

Rechercher un article