Les maraîchers dénoncent « une concurrence déloyale »

 - Illustration Les maraîchers dénoncent « une concurrence déloyale »
Les maraîchers ont réétiqueté les tomates marocaines pour que leur origine soit davantage visible.

Lors d’une action au Carrefour Alma, les maraîchers bretilliens ont dénoncé les importations massives de tomates marocaines alors qu’ils rencontrent des difficultés à écouler leurs marchandises. « Ces tomates cerises sont une tromperie. Elles ressemblent à nos productions françaises et viennent directement les concurrencer. L’origine Maroc est inscrite en tout petit, en bas de l’emballage », se fâchent les producteurs montrant des barquettes de tomates cerises estampillées « zéro résidu de pesticides ». Vendredi 9 septembre, ils ont mené une action sous l’égide de la FDSEA 35 au Carrefour Alma de Rennes dans le cadre d’une opération nationale initiée par Légumes de France et « visant à dénoncer la sur-représentation de tomates d’importations marocaines dans les grandes surfaces et la faiblesse réglementaire portant sur l’information consommateur sur l’origine de ces produits ». « L’origine doit être visible » Sortant les tomates des rayons, les producteurs bretilliens les ont réétiquetées avec des pastilles fluo « Origine Maroc ». « Les consommateurs sont attentifs à l’origine de leur alimentation et sont prêts à payer plus cher la qualité du Made in France ». Pour qu’ils puissent clairement identifier ce qu’ils achètent, « nous demandons une impression du drapeau du pays producteur avec une hauteur de 15 mm minimum et/ou une inscription écrite de l’origine avec une taille de caractère de 15 mm minimum. Nous souhaitons aussi que la mention d’origine soit apposée sur la face supérieure de l’emballage. » « Alors que nous avons connu un mois d’août difficile avec des difficultés d’écoulement dues à des vagues de production, la présence de produits d’origine marocaine en magasins est de moins en moins supportable », souligne Ronan Collet, responsable section légumes FDSEA 35. « L’écart de salaire minimal avec la France est de 12,40 €/h. Et les producteurs marocains bénéficient d’un soutien de leur gouvernement et même d’un appui financier de l’Union européenne et de l’Agence française de développement », soulignent les responsables de Légumes…

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