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Des éleveurs déposent leur CV en signe de protestation

La FDSEA et les Jeunes Agriculteurs ont déposé des CV à l’équipe dirigeante de la Sill, pour protester contre le prix du lait et pour dénoncer des accords-cadres « au point mort ».

À l’appel de la FDSEA et des JA 29, des producteurs se sont rendus devant les locaux de la Sill à Plouvien, lundi 21 décembre. « Comme l’entreprise se porte bien et embauche, nous sommes venus présenter nos CV », introduit Agnès Kerbrat, éleveuse de Milizac. Derrière ce symbole, une volonté de parler aux représentants car « si nous sommes heureux de voir des investissements sur le territoire, nous sommes inquiets pour nous producteurs, incapables de tirer un revenu décent », ajoute Rozenn Cueff, de Milizac. « Depuis la visite du président Macron il y a 2 ans, la loi Égalim n’est toujours pas appliquée ».

Améliorer le mix-produit

Les négociations sur les accords-cadres « sont au point mort », ont indiqué le groupe d’éleveurs à l’équipe dirigeante. Sur cet accord-cadre, Gilles Falc’hun précise que « nous sommes en discussion avec les représentants de l’OP, nous faisons des propositions, mais la période tombe mal, qui coïncide avec le début des négociations commerciales avec la grande distribution ».
La Covid est aussi avancée pour expliquer un prix bas du lait, avec pour conséquence « des bouleversements chez nos sous-traitants, qui obligent à dégager des volumes de lait sur le marché spot, actuellement très bas ».
La tour de séchage en construction sur Landivisiau soulève également des interrogations. « Sera-t-elle en mesure de toucher de nouveaux marchés avec une répercussion sur le prix payé aux producteurs ? », se questionnent les agriculteurs. La future mise en service de cette tour fait espérer au P.-D.G. de la Sill « une amélioration du mix-produit. Nous gardons l’ambition de transformer localement le lait ».

Donner un message positif aux jeunes

Un éleveur fait remarquer que « les étables se vident. Prenez conscience qui si la rémunération n’est pas là, nos enfants ne vont pas s’installer ». Un sentiment partagé par les JA 29 : « Si vous n’êtes pas capable de donner un message positif aux jeunes, ils iront vers d’autres productions », argumente Adrien Perrot, secrétaire des Jeunes Agriculteurs du département.
Les agriculteurs présents ont affiché sur des panneaux leur demande d’un prix de vente de base du lait à 365 € / 1 000 L, « pour couvrir nos charges et dégager un peu de rémunération ». Agnès Kerbrat conclut en rappelant que « nous sommes là pour faire du lait de qualité, mais actuellement l’eau est payée plus cher que ce lait… »

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