Crise du lait : vers un fond régional d’anticipation et de gestion des crises ?

chambre-agriculture-29 - Illustration Crise du lait : vers un fond régional d’anticipation et de gestion des crises ?
Le prix du lait sur l’année 2016 sera inférieur à 280 € les 1 000 litres, soit une insuffisance de près de 80 € les 1 000 litres, eu égard au prix de revient réel de 360 €. Face à la volatilité des prix, la Chambre d’agriculture du Finistère propose d’expérimenter un fond de sécurité financière, d’anticipation et de gestion de crise.

Communiqué de presse de la Chambre d’Agriculture du Finistère

L’urgence de mesures conjoncturelles et structurelles

Cette situation d’insuffisance de prix, d’accaparement de la valeur ajoutée par les autres acteurs de la filière, d’inflations continuelles des normes, des contraintes, et d’augmentation des charges, aggravée cette année par la faiblesse des rendements fourragers et céréaliers,  dure depuis trop longtemps et plombe le moral et l’esprit d’entreprise.

Une situation inacceptable par les producteurs […] et par les consommateurs […] qui constatent que les produits laitiers à la distribution n’ont pas baissé pour autant. Face à cette situation les éleveurs ont besoin de mesures conjoncturelles et structurelles.

L’idée d’un fond régional d’anticipation et de gestion des crises

Face à la volatilité des prix et à l’incapacité de l’Europe de réguler la production, la Chambre d’agriculture du Finistère propose d’expérimenter un fond de sécurité financière, d’anticipation et de gestion de crise. Soutenu par une exonération fiscale et sociale, ce Fond permettrait la mise en réserve d’une partie du résultat avant impôt dont 90 % environ resteraient affectés au producteur (en trésorerie ou en garantie) et 10 % alimenteraient un fond cofinancé par l’Union Européenne dans le cadre du « paquet lait ».

Strictement professionnel, et réservé aux producteurs organisés en organisations de producteurs (O.P), ce fond, serait géré, au niveau de la région ou d’un bassin de production, par l’association des organisations de producteurs (AOP). La gestion collective de la filière prendrait différentes formes :

  • Des opérations assurantielles pour les producteurs
  • Un fond d’appui à des investissements industriels
  • Des mesures pour anticiper les crises
  • Des outils de communication ou de commercialisation en faveur de l’export

La mise en place d’un tel fond est et doit rester une initiative de la profession. Même si ce fond ne résoudra la crise actuelle, nous pensons qu’il faut réfléchir aujourd’hui et tester de nouveaux outils pour demain.

Chambre d’Agriculture 29


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