Economie, marchés et gestionMorbihan

Les magasins bio vont devoir se démarquer

La grande distribution grignote des parts de marché, rachète des magasins spécialisés. Les 7 épis, à Lorient, misent sur le local pour résister.

Les GMS cartonnent sur le bio  : + 20 % de chiffre d’affaires, quand les magasins spécialisés plafonnent à + 5 %. La grande distribution a flairé la bonne affaire et rachète de plus en plus d’enseignes bio. Les magasins 7 épis du Pays de Lorient, adhérents du réseau Biocoop, essaient de se démarquer en développant l’approvisionnement local. Les six magasins, et les deux restaurants, sont gérés en coopérative. « Ils appartiennent aux 28 000 sociétaires consommateurs », explique Mickaël Corroller, l’un des 130 salariés de la structure. « Leur souhait est d’intégrer plus de salariés et de producteurs dans la coopérative ». Un modèle coopératif multifonctionnel avec une gouvernance collective, dans l’ADN du réseau national Biocoop. Tout est mis en œuvre, selon les responsables, pour tendre vers un modèle économique qui met l’humain et l’environnement au centre des préoccupations. « Nous préférons une rupture d’approvisionnement d’un produit plutôt que d’importer d’un pays lointain, en avion », poursuit le salarié militant.

30 % à moins de 150 km

En moyenne, les magasins 7 épis du Pays de Lorient s’approvisionnent à 30 % dans un rayon de 150 km quand les magasins Biocoop de l’Ouest sont à 16 %. « L’objectif est de progresser sur l’achat local. Notre volonté, partagée avec le réseau Biocoop, est de développer les relations directes avec les producteurs du secteur. Notre seconde zone, c’est le département du Morbihan. Ensuite, pour 60 % des produits, nous nous tournons vers les organisations de producteurs comme Douar den ou Bio Breizh ». Du régional encore, pour un commerce équitable Nord-Nord. 

Des producteurs s’organisent pour répondre à la demande
Les magasins bio spécialisés des secteurs de Pontivy, Lorient et Locminé veulent développer l’approvisionnement local pour se démarquer. En face, des maraîchers s’organisent pour structurer leur offre. « Nous voulons travailler prioritairement avec ces structures », indique Adrien Vandermersch, producteur à Elven. « Concrètement, nous avons créé un site Internet, à quelques producteurs. Les acheteurs, essentiellement de Biocoop, ont un compte et commandent (sans paiement direct sur le site). En fonction des besoins, nous nous organisons entre nous ». Un essai grandeur nature est en cours, avec trois maraîchers. « Les magasins, qui importent leurs produits d’autres régions, veulent du morbihannais. À nous de nous débrouiller ». La démarche se veut simple, réactive et respectueuse de l’existant. Elle pourrait être fonctionnelle dès l’été prochain.
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