Politique et Syndicalisme

La cellule Demeter veille sur les agriculteurs

Le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, a signé avec les JA et la FNSEA un dispositif qui vise à mieux protéger les agriculteurs face aux intrusions ou aux vols.

Les agriculteurs qui s’attendaient à entendre un discours de fermeté vis-à-vis des intrusions dans les élevages et de la part du ministre de l’Intérieur Christophe Castaner, en visite dans le Finistère vendredi dernier, ont été servis.

« Les forces de l’ordre sont à vos côtés et sont déterminées à vous protéger, pour frapper fort et juste  », a-t-on pu entendre de la bouche du locataire de la place Beauvau. Lors de cette visite, le ministre a signé avec la FNSEA, les Jeunes Agriculteurs et les services de gendarmerie, le dispositif Demeter, cellule qui coordonne les forces de gendarmerie sur les territoires et durcit les sanctions en cas d’intrusion avérée dans les bâtiments d’élevage. En 2019, plus de 1 000 intrusions du fait de militants de la cause animaliste ont été recensées sur le territoire français. « Ce sont des actes révoltants. Derrière ce chiffre, il y a des femmes et des hommes, des familles ».

Par le biais de cette cellule protectrice agricole, l’objectif est de faire en sorte qu’« aucune de ces atteintes ne soit impunie ». Dès en amont, avec les services du renseignement, au moment des faits, lors d’interventions et dans l’instruction judiciaire, tous les services de protection de l’État se mettront en marche. Des mesures de prévention, de protection et d’intervention au plus près du territoire sont prévues. Elles seron complétées par un travail de concert avec les observatoires départementaux, ainsi qu’une circulaire visant à lutter contre l’agribashing qui « dénonce sans savoir », selon Christophe Castaner.

Sur le Finistère, 12 éleveurs ont constaté des intrusions dans leurs locaux. « Les agriculteurs ne savent plus quoi faire, ils sont désemparés », observe un gendarme qui intervient lors d’assemblées générales de groupements de producteurs, pour éviter que « les victimes ne deviennent des auteurs ». Chez un agriculteur victime d’une intrusion, la règle est de prendre le maximum de renseignements sur ses agresseurs, mais de ne pas intervenir.

« Nos lois sont strictes et fermes, c’est à l’État seul de les faire appliquer. On n’a pas le droit d’imposer ses propres choix », a insisté le ministre dans un discours destiné aux associations antispécistes, tout en saluant le travail et l’engagement du monde agricole pour le bien-être animal. Les images tournées en élevage « sont bien souvent des détournements, qui ne reflètent pas la réalité ».

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