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Maraîchage et élevage d’agneaux présentés aux étudiants

Installée en juin 2018, Marie Rolland a partagé son expérience avec des élèves en visite sur sa ferme.

« L’activité principale de la ferme est le maraîchage diversifié », introduit Marie Rolland, jeune agricultrice de Plougonven, devant un public d’étudiants en provenance des lycées du Nivot et de Suscinio. Le temps d’une journée, ces élèves se sont penchés sur des cas concrets de producteurs de la région, grâce à la journée « La Terre est notre futur métier », organisée par le réseau Gab breton. Les apprenants ont pu en savoir plus sur les productions de 4 fermes de la région morlaisienne, avant de suivre des conférences au lycée de Suscinio l’après-midi.

Du miscanthus local en paillage

La maraîchère cultive des légumes sur 1,4 ha en plein champ et 1 200 m2 en tunnels. Pour le paillage de ses cultures sous abri, Marie Rolland s’efforce « de diminuer l’utilisation de plastique. Au pied des plants de tomate, j’utilise du miscanthus broyé en provenance du Gaec Bouget de Guimaëc ». Ce type de matériaux remplace en partie le plastique de paillage, en offrant des avantages techniques : le sol est plus frais, les adventices ne se développent plus. « Les plantes sont plus saines et plus vertes. Les cultures sont plus lumineuses », observe-t-elle. Des plantes hôtes sont également semées au pied des espèces cultivées, comme des œillets d’inde pour leurs vertus nématicides.

Marie Rolland cultive une cinquantaine de légumes différents. « 1/3 est vendu en direct à la ferme, 1/3 se vend sous la forme de paniers livrés en Pays de Morlaix. Le tiers restant est vendu en épicerie, à la Biocoop ou en restauration ».

En plus du maraîchage, l’atelier ovin viande complète l’activité de la ferme. 75 brebis vendéennes sont élevées pour leurs agneaux. « J’aime cette race pour ses agnelages faciles, son instinct maternel et sa rusticité. Elles sont adaptées au pâturage ». Les agneaux sont abattus à 40 kg, avec un âge pouvant aller de 4 à 10 mois.
Les brebis broutent les paddocks pendant 5 jours, « elles ne reviennent jamais dans ces paddocks avant 25 jours pour éviter le parasitisme ». Lors des premiers agnelages en novembre, le troupeau est rentré en bergerie pour y passer la nuit. « Il faut se méfier des chiens errants ». Pour mettre ses animaux à l’abri de ces attaques, Marie Rolland peut compter sur deux patous qui vivent en permanence avec les brebis et se placeront entre le prédateur et le troupeau en cas de menace.

Un projet viable
Actuellement en conversion biologique (C2), Marie Rolland a souhaité faire passer un message aux élèves. « J’ai choisi de produire en bio car les solutions techniques sont accessibles. De plus, la production sur une petite surface de 2 ha est largement viable. Ces petites surfaces rendent l’installation plus facile. Enfin, il y a une attente du consommateur : les gens viennent en masse chercher du local ». Plus de 70 personnes viennent chaque vendredi de 16 h 30 à 19 h 30 acheter les produits de la ferme.
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