Energies et environnement

Services environnementaux “clés en main” : Un projet finistérien en cours de signature

Du côté du Finistère, les travaux entamés depuis 5 ans sur le sujet des paiements pour services environnementaux (PSE) ont permis de fédérer les acteurs et mutualiser des compétences techniques, scientifiques et juridiques au sein d’une association prénommée Alli’Homme.

Des projets proposés par et pour les agriculteurs

Créée le 12 janvier 2018, l’association ambitionne de « penser différemment le rapport entre agriculture et environnement, changer de posture et être force de proposition à travers une démarche innovante intégrant durablement les enjeux environnementaux à une activité économique viable. Un an plus tard, en janvier dernier, son conseil d’administration a validé la préparation du premier contrat de paiement pour service environnemental, dont la communication sera dévoilée après signature du contrat », se réjouit Hervé Sevenou, président de la structure.

Au-delà des aides publiques descendantes « souvent inadaptées aux réalités agro-économiques vécues, nous voulons que les agriculteurs s’approprient et valorisent les services environnementaux rendus sur leur exploitation, liés à la biodiversité bocagère, à la problématique de l’eau, au stockage du carbone dans les sols… Il s’agit avant tout d’un projet professionnel ascendant : construit par et pour les agriculteurs, qui se veut le gage de leur adhésion. »

Et dans ce projet d’envergure, au champ des possibles très vaste, l’association servira en quelque sorte de « guichet unique » : « Elle a pour rôle de mettre en relation les faiseurs et les payeurs et de créer ce marché des PSE. » Sa force ? Elle dispose d’un conseil technique et scientifique qui apporte son expertise dans la définition et le suivi des pratiques contractualisées en lien avec les services environnementaux attendus. 

Répondre à une demande émergente privée
« Que cela soit par le développement d’une démarche volontaire de Responsabilité sociétale des entreprises (RSE), des besoins en compensations environnementales (doctrine ERC « Éviter, réduire, compenser ») ou du mécénat, les entreprises sont à la recherche de “supports” leur garantissant la fourniture de services environnementaux ». Ce ‘marché’ vise principalement les terres agricoles. L’objectif de l’association est que la « plus-value » générée par la fourniture de ces services par les agriculteurs, en termes financiers et d’image, revienne aux agriculteurs prestataires de ces services. « C’est pourquoi les PSE doivent être gérés par les agriculteurs, sur leur propre capital d’exploitation, pour leur propre notoriété tout en restant conçus pour l’intérêt général », insiste Hervé Sevenou.
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