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Pour une circulation fluide au pâturage

Concevoir de bons accès au pâturage est un impératif pour fluidifier la circulation des vaches. Quand tout va bien, elles doivent atteindre une vitesse de 5 à 6 km/h, leur ligne de dos est droite.

Le chemin est la première limite pour faire pâturer ses vaches. Il représente aussi le premier poste de coût au pâturage. « La sortie de bâtiment doit être large et propre toute l’année. Il est préférable de bétonner sur un empierrement, sur 200 à 400 m. Elle doit permettre une sortie rapide des animaux, le tracteur peut l’emprunter. Pour 50 laitières, on prévoit 4 à 5 m de large et pour 100 VL, 5 m », ont expliqué les conseillers BCEL Ouest le 23 mai sur le Gaec de Pen Ker à Saint-Dolay (56), lors d’une des Rencontres nutrition de printemps.

Des chemins propres

Sur le chemin principal, très fréquenté, qui permet de desservir un grand nombre de paddocks, des pierres et du sable ou du béton sont préconisés avec une largeur de 3 à 4 m pour 50 VL (5 m pour 100 VL). « Ces chemins doivent rester propres même en conditions humides. Les chemins secondaires sont portants, larges de 2 à 3 m (3 m pour 100 VL). Si le sol est filtrant, ils peuvent être en terre, sinon du béton ou des caillebotis peuvent être utilisés. »

Un béton fibré sur empierrement d’une hauteur de 6 à 8 cm coûte 10 €/m2 environ. Pour permettre aussi le passage du tracteur, 15 à 20 cm de béton seront préconisés pour un prix supérieur à 15 €/m2. « Pour éviter le piétinement et faciliter les flux d’animaux, une entrée et une sortie par paddock peuvent être intéressantes », précise Johann Cariou, responsable nutrition / génisses BCEL Ouest.

10 à 15 L/VL de réserve en eau

Avoir suffisamment d’eau disponible est un autre point d’importance. « Il faut prévoir 10 à 15 L/VL de réserve avec un débit d’eau de 15 L/min, le double avec un débit moindre. Et la distance entre la fin de paddock et le point d’eau ne doit pas dépasser 150 m. En début de réseau, des tuyaux de diamètre 26/32 mm, voire 40 mm, solides et enterrés sont conseillés. Des tuyaux 19/25 semi-rigides, au sol, peuvent être mis en fin de réseau. « Comme repère, dans un troupeau suffisamment hydraté, le nombre de vaches ayant des naseaux secs n’excède pas 20 %. »

L’aménagement du pâturage : 4,4 €/1 000 L

Selon les matériaux utilisés, un chemin coûte entre 5 et 20 €/m2. Il faut ajouter l’électrification, les fils, poteaux, bacs à eau et tuyaux… qui coûtent, pour un aménagement de 18 ha et 12 paddocks, 4 900 €, soit 270 €/ha. Au total, l’aménagement d’1 ha revient en moyenne à 1 000 €, chemin compris. Une somme qui peut paraître importante : 35 000 € pour un système de 100 VL avec 35 ares/VL. « Mais avec un amortissement sur 10 ans, cela revient à 4,4 €/1 000 L. L’investissement est vite rentabilisé. Il faut cependant ajouter 1 h 30 de travail par jour pour le déplacement et l’entretien des équipements. »

Les bonnes hauteurs
Le temps de pâturage d’une vache est limité à 8 heures par jour. L’ingestion est maximale avec une hauteur d’entrée de 8 à 12 cm et une hauteur de sortie de 3 à 5 cm. En début de paddock, l’ingestion est de 17 à 18 kg MS. En fin de paddock, elle chute à 13 kg MS. Pour son entretien, une vache boit 30 à 40 L d’eau par jour, auxquels il faut ajouter 3 L pour produire 1 L de lait. La consommation augmente de 20 à 40 % en été.

Observer les vaches

BCEL Ouest propose aux éleveurs le service Signes de vaches (également pour les génisses et vaches taries) qui commence par l’observation des animaux et l’analyse de leur comportement. Grâce à une caméra qui prend des photos toutes les 20 secondes, on peut observer les vaches sur 24 ou 48 heures. En cas de besoin, des pistes d’actions sont identifiées avec le conseiller.

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