L’art de bien enrubanner

 - Illustration L’art de bien enrubanner

Bien qu’il soit possible techniquement de réaliser de l’enrubannage à des teneurs en MS inférieures, le pressage à 50-60 % MS constitue une sécurité vis-à-vis des risques sanitaires et de la qualité protéique du fourrage. Une teneur en MS minimale de 40 % en tout point de la balle doit être recherchée. Au-delà de 45 % MS, le hachage par rotocut ne constitue donc pas un moyen d’améliorer efficacement la conservation.

En enrubannage, les pertes durant la conservation sont très limitées si le film plastique n’est pas percé. En moyenne (14 essais), des pertes de 3 % sont observées (durée de stockage allant de 157 à 549 jours, pour des teneurs en matière sèche comprises entre 28 et 67 %). Une tendance à la diminution des pertes est observée avec l’accroissement de la teneur en MS (-1 % pour 15 % MS en plus). Attention, au-delà de 65 à 70 % MS, le risque de développement de moisissures superficielles sur les balles devient important.

Le nombre de couches à appliquer est dépendant du type de fourrage (rigidité, agressivité vis-à-vis du film) et de la durée de conservation prévue.
– 4 couches : graminées jeunes et durée de conservation < 6 mois. En 4 couches, la pose du film, la tenue et la manipulation des balles doivent être irréprochables.
– 6 couches : graminées longue conservation ou luzerne jeune et conservation < 6 mois.
– 8 couches : luzerne longue conservation.

Source : Arvalis-Institut du végétal


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