CulturesMachinisme et équipements

Göweil LT Master : Excellente conservation pour l’enrubannage de maïs

La machine proposée par la société Göweil enrubanne des maïs plante entière ou du maïs épi. La conservation est maximale et le transport facilité.

« Nos machines sont capables de presser toutes matières en brins courts, n’excédant pas 6 cm de longueur, et qui peuvent être comprimées à la main », illustre Gauthier Normand, attaché commercial pour la firme autrichienne Göweil, spécialisée dans l’enrubannage et le pressage. Pour se démarquer du stockage en silo classique ou en boudin, cette société propose une solution hybride en enrubannant de l’ensilage de maïs plante entière ou de maïs épi. « La solution s’est développée en zone de montagne, là où des éleveurs ont l’habitude de vendre du foin ou de l’ensilage », explique le responsable. Depuis, la solution a séduit des entrepreneurs plus en plaine.

La balle peut être liée soit par un filet, soit par un film.
La balle peut être liée soit par un filet, soit par un film.

Un volume divisé par 3

Le gros avantage de la LT Master est de fortement comprimer le fourrage, le volume en entrée machine est divisé par 3. « La majorité des chantiers se font avec du maïs plante entière, mais on peut aussi travailler avec de la luzerne ou de la pulpe de betterave, de la paille broyée ou même du miscanthus ». Ce mode de stockage en balle de 1,1 m à 1,2 m de diamètre pesant 1 tonne en maïs plante entière évite lors de la récolte de stocker dans des silos qui, l’été, peuvent ne pas avoir une vitesse d’avancement suffisamment élevée. « C’est aussi une façon de fractionner son fourrage, et de le transporter facilement ». L’autre point fort de la technique réside dans la qualité de conservation de l’ensilage, car « la compression retire fortement l’oxygène. Quand on rentre 1 kg de fourrage, on retrouve 1 kg après stockage, même avec plusieurs manipulations ». Pas de consignes concernant la teneur en matière sèche à viser lors de l’ensilage, les 32 % sont à garder comme objectif comme pour un stockage en silo. Toutefois, les maïs à teneur en matière sèche plus élevée seront mieux conservés, et plus faciles à stocker par rapport au tassage supplémentaire que demande une mise en silo.

La machine a un  débit de chantier de 50 tonnes par heure.
La machine a un débit de chantier de 50 tonnes par heure.

Un débit de 50 tonnes par heure

Opérationnel en trois minutes environ, ce combiné presse-enrubanneuse à poste fixe a un rendement estimé à 50 tonnes par heure, soit « le débit d’une ensileuse de 6 rangs. La machine est capable de sortir une balle par minute ». Le coût de la prestation, suivant les volumes traités, est d’environ 20 € par botte (film plastique et prestation d’une entreprise comprise). Le matériau est versé par le véhicule de transport dans un convoyeur de 12 m³ et transféré vers l’élévateur avec les rouleaux doseurs. Ceux-ci transfèrent le matériau dans la chambre de pressage qui est couverte par deux courroies sans fin qui veillent à un démarrage rapide de la balle. Dans la chambre de pressage, le fourrage est soit lié par un filet, soit par un film. Pour éviter les pertes, un tapis de retour passe sous l’ensemble de la machine. Tout ce qui tombe de la presse sur le tapis reste parfaitement propre et est renvoyé sur l’élévateur.

Après l’opération de pressage, la table d’enrubannage mobile se déplace sous la presse et prend la balle directement, rapidement et sans l’abîmer. La balle est enrubannée puis déposée en douceur sur une rampe d’éjection à repliage hydraulique. Le système de pesée disponible en option avec imprimante à étiquettes permet, avec quatre cellules de pesée intégrées, d’identifier facilement les balles.

Vendre facilement sur surplus de stock
Denis Le Bœuf dirige une entreprise de travaux agricoles à La Caine (14). Il s’est équipé d’un LT Master « sans savoir si la demande serait présente pour ce type de prestation », avoue-t-il. L’activité a démarré avec du miscanthus utilisé en litière chez des éleveurs, séduits par le côté pratique, en particulier en aviculture. Les chantiers d’enrubannage de maïs plante entière et maïs épi sont ensuite venus naturellement, chez des producteurs qui souhaitaient « retrouver une excellente qualité au printemps (de leur fourrage). L’enrubannage de maïs est aussi apprécié pour les exploitations disposant de plusieurs sites, le transport se fait facilement et rapidement. Le procédé donne aussi la possibilité de vendre facilement les surplus de stock de fourrage », confie l’entrepreneur, qui utilise aussi cette machine pour reprendre des maïs stockés en silo pour les enrubanner.
Mots-clés

Peut vous intéresser

Bouton retour en haut de la page
Fermer