Economie, marchés et gestion

Un stage sur les services environnementaux

Sur un an, la licence professionnelle Partager forme aux métiers de l’agroécologie. Dans ce cadre, Juliette Granchère réalise un stage sur la mise en place de PSE (paiements pour services environnementaux).

« La licence professionnelle Partager me permet notamment de mieux connaître le milieu agricole et d’accroître mes connaissances en agroécologie », présente Juliette Granchère, une des 25 élèves de la promotion 2018/19 à l’Université de Rennes 1. Sur six mois, les étudiants ont suivi des cours en droit de l’environnement, en évaluation environnementale, zootechnie, bien-être animal, solutions alternatives et innovantes en agriculture… Ils se forment aussi à la métrologie et aux analyses de données.

Suivent six mois de stage, avant d’intégrer ensuite le monde du travail dans des postes de conseiller, animateur ou technicien dans les domaines agricole et environnemental (Civam, Chambre d’agriculture, bassin versant, associations…). Depuis fin février, Juliette Granchère réalise son stage sur « les méthodes de diagnostic des services environnementaux mobilisables par les agriculteurs au titre des PSE (paiements pour services environnementaux). » Un stage encadré par Pascal Aubrée, de la FRCivam, et Michel Pech, ruraliste dans une unité d’économie à l’Inra de Rennes.

Des contrats qui rémunèrent les services

Dans l’actualité, car en lien avec l’élaboration de la nouvelle Pac, « les PSE sont des contrats volontaires entre deux parties au moins qui induisent une rémunération spécifique. A la différence des MAEC qui majoritairement relèvent d’obligation de moyens, les PSE ont une obligation de résultats », explique l’étudiante. « Ma mission est de recueillir les points de vue d’agriculteurs par rapport aux services environnementaux qu’ils peuvent rendre (pour le stockage du carbone, l’amélioration de la qualité de l’eau, la biodiversité…) et sur les personnes susceptibles de les rémunérer sur les territoires. »

Voir aussi :  Un contrat gagnant-gagnant en formant les saisonniers

Impulser des projets territoriaux

Pour cela, elle se rend sur des exploitations ou participe à des réunions, des rencontres en lien avec le milieu rural. Elle apporte sa pierre à l’édifice du projet LabPSE, initié par Trame fin 2018, qui va s’étaler sur trois ans. « L’objectif est d’impulser et de mettre en place des PSE et des projets territoriaux sur la base d’indicateurs fiables, simples à utiliser et certifiés par un comité scientifique. »

Lors de la licence, les étudiants doivent par ailleurs organiser un séminaire d’une semaine : un projet encadré par un tuteur et mené en groupe. « Sept séminaires sont programmés sur l’année par et pour les élèves de la promotion. Mon groupe va traiter de la gestion des effluents d’élevage. Nous avons prévu la projection de films, une intervention d’une animatrice de bassin versant, la visite d’un site de méthanisation et d’une Cuma. En groupe, les étudiants vont aussi travailler sur différentes thématiques : fertilisation, réglementation, outils de gestion des effluents… », détaille Juliette Granchère. Ce travail est évalué. D’autres séminaires ont ou vont concerner d’autres thèmes comme les diagnostics de durabilité des exploitations, le sol, l’analyse du cycle de vie, l’eau… 

Suite à un BTSA Gestion et protection de la nature
La licence « Partager » (Pratiques agricoles, aménagement rural, techniques alternatives et gestion écologique des ressources) fait l’objet d’une co-accréditation entre l’Université de Rennes 1 et AgroCampus Ouest, en partenariat avec le lycée Théodore Monod du Rheu. Beaucoup de jeunes intégrant cette licence ont auparavant obtenu un BTSA GPN (Gestion et protection de la nature) ou Gemeau (gestion et maîtrise de l’eau), ou viennent d’autres licences. Non issue du monde agricole, Juliette Granchère avait réalisé un BTSA GPN en région parisienne, avec un stage chez Bouygues Construction au service environnement et un autre en ferme pédagogique visant l’éducation du jeune public à l’environnement. Elle a aussi réalisé un service civique en Ile-de-France en lien avec l’association « Les Petits Débrouillards ». Il s’agissait alors de mettre en place un jardin partagé avec les jeunes d’un quartier sensible.
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