La porte de sortie frontale offre une seconde possibilité aux vaches pour accéder aux pâtures ou pour un retour au bâtiment, selon le choix de l’éleveur. - Illustration Plusieurs entrées et sorties pour le robot
La porte de sortie frontale offre une seconde possibilité aux vaches pour accéder aux pâtures ou pour un retour au bâtiment, selon le choix de l’éleveur.

Plusieurs entrées et sorties pour le robot

Le robot de traite Merlin M2 de chez Fullwood Packo, installé chez Gaëtan Auffray à Poullaouen (29), offre la possibilité aux vaches laitières d’entrer par deux accès au robot. Plusieurs sorties sont aussi possibles, pour mener les animaux en pâture, en retour au bâtiment ou à l’écart.

« Le robot est simple d’utilisation, facile à prendre en main », explique Gaëtan Auffray, jeune producteur de lait installé à Poullaouen (29). La machine, en provenance de la société Fullwood Packo, est venue remplacer un ancien robot qui datait de 2005. Les 2 robots se sont chargés de la traite des vaches pendant une période de transition, avant que le nouvel outil soit utilisé seul. La particularité de ce robot réside dans les deux entrées possibles pour les vaches pour accéder à la stalle. Deux sorties sont aussi proposées aux animaux.

[caption id=”attachment_40482″ align=”aligncenter” width=”720″]Gaëtan Auffray, éleveur à Poullaouen (29), en compagnie de Christophe Departout, responsable activité lait chez Guillou Frères. Gaëtan Auffray, éleveur à Poullaouen (29), en compagnie de Christophe Departout, responsable activité lait chez Guillou Frères.[/caption]

Porte frontale de sortie

« La 1re entrée me sert pour le troupeau en général, la seconde est utilisée pour les vaches en retard, les fraîches vêlées ou les vaches en échec de traite. La double sortie est utile pour donner un accès soit au pâturage, soit pour un retour dans le bâtiment », souligne l’éleveur. Les vaches sortent alors soit par une porte latérale classique, soit par une porte frontale, l’auge d’alimentation s’escamotant pour laisser le passage libre. Une porte pneumatique vient offrir une 3e sortie possible, afin de trier les vaches en chaleur, ou selon d’autres critères choisis par l’éleveur.

Se dégager du temps

La traite robotisée convient à Gaëtan Auffray, car « elle dégage du temps, pour un meilleur suivi du troupeau et de la qualité du lait. C’est plus de souplesse de travail ». L’accès aux pâtures autour du bâtiment est un point clé de l’exploitation. La bonne circulation des animaux et cette proximité des parcelles d’herbe donnent une bonne fréquentation au robot, les laitières étant traites en moyenne 2,6 fois par jour. Au total, le robot est utilisé pour un troupeau composé de 60 vaches. Mais le producteur ne regarde pas ce critère du nombre d’animaux par stalle, car « tout dépend de l’alimentation, de la production laitière, de la vitesse de traite », estime- t-il.

Un tubulaire aéré

Cette double entrée pour accéder au robot est idéale pour l’apprentissage des animaux. « La porte latérale se ferme pour privilégier l’entrée frontale », selon Christophe Departout, responsable de l’activité lait à la société Guillou Frères. Les vaches sont également libres pendant la collecte du lait, « les tubulaires sont aérés ». Si un animal reste trop longtemps dans la stalle, un signal sonore intervient, suivi si besoin d’une petite décharge électrique pour faire sortir la vache récalcitrante.

[caption id=”attachment_40483″ align=”aligncenter” width=”720″]Le 60X est aéré, la vache est libre pendant la traite. Le 60X est aéré, la vache est libre pendant la traite.[/caption]

Ce nouveau robot a permis à l’éleveur d’améliorer les performances de son troupeau, notamment avec de meilleurs démarrages sur les multipares (+9,7 kg de lait par jour) et les primipares (+8,6 kg), ainsi qu’une baisse des cellules dans le lait. Mais Christophe Departout prévient que « le volume n’est pas produit par le robot, c’est l’alimentation qui fait la différence », conclut-il.

Moins de lipolyse

« Le lait collecté monte au point le plus haut de l’installation et descend par gravité dans le tank », fait observer Christophe Departout, afin de prévenir une augmentation d’indice de lipolyse. Dans le même ordre d’idée, un diagnostic électrique est obligatoire, car certaines courants vagabonds, provenant parfois « d’un simple variateur, peut pénaliser tout un élevage ».


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Un commentaire

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    Hellard

    Bonjour,
    Pour un expert pas grand chose de nouveau. Je trouve d’ailleurs dommage qu’en première page, vous mettiez en avant un Eleveur qui fait marche arrière en robot. Aujourd’hui, Ce système a largement fait ses preuves, 70% des installations neuves sont réalisés avec ce système.
    Nous sommes bien d’Accord qu’il faut être expert. Voilà, pourquoi nous vous convions à une journée le 4 juin sur le thème « robot de traite un investissement pertinent si bien réfléchi en amont »en partenariat avec le contrôle laitier, banques et organismes comptables.
    Nous avions d’ailleurs parier sur ce magazine en y incorporant un encart publicitaire. Nous avons également des nouveautés que vous n’aves pas abordé. Pourquoi n’avons nous pas été convié ?
    A votre disposition.

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