Mordre à l’hameçon des filières agricoles

Les organisateurs et les demandeurs d’emploi ont visité le lycée de Brehoulou, pour se familiariser avec le milieu agricole. - Illustration Mordre à l’hameçon des filières agricoles
Les organisateurs et les demandeurs d’emploi ont visité le lycée de Brehoulou, pour se familiariser avec le milieu agricole.

La seconde édition de l’opération « l’emploi est dans le pré » vise à rapprocher des demandeurs d’emploi aux métiers agricoles, avec, à la clé, une formation ou un véritable métier. Oui, l’emploi est dans le pré. C’est ce qu’a pu se rendre compte un groupe d’une quinzaine de participants demandeurs d’emploi, et en partie étrangers, aux métiers que propose l’agriculture. Organisée conjointement par l’Anefa (Association nationale pour l’emploi et la formation en agriculture) et l’association Actife, l’objectif de cette journée baptisée « l’emploi est dans le pré » est de « permettre aux demandeurs d’emploi d’élargir leur réseau, de faire découvrir les métiers », explique Fiorella Ramirez, directrice d’Actife. La date de fin juin pour organiser cette journée n’est pas anodine, beaucoup de productions végétales sont à explorer en cette saison. Et si le choix de se former se fait sentir par un des participants, les formations qui débuteront en septembre restent accessibles. Difficile de recruter « Le secteur a du mal à recruter », reconnaît Aurélia Andro, en charge de la gestion de la bourse de l’emploi sur le secteur Brest-Finistère Sud pour l’AEF 29. À ce jour, « nous disposons de 270 offres d’emploi, soit 350 postes qui sont à pourvoir », chiffre la responsable. L’image de l’agriculture est peut-être écornée par les demandeurs d’emploi, pour des filières qui ont pourtant fortement évolué ces dernières années. « Ce ne sont plus des commis dédiés aux basses besognes, mais du personnel qui vient suppléer le chef d’exploitation, avec une place faite aux femmes », ajoute Marie-Pierre Gousset, directrice du lycée agricole de Bréhoulou, qui a ouvert ses portes pour familiariser les demandeurs d’emploi à l’agriculture. « Nous sommes d’accord de former » L’exemple de Nicole Morizur, productrice de porcs de Loc-Éguiner, montre que grimper les échelons et s’épanouir…

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